« March 2009 | Main | May 2009 »

April 14, 2009

Somalie: le chef des pirates tués menace de s'en prendre à des Américains

Le chef des pirates somaliens qui ont retenu captif pendant cinq jours le capitaine américain d'un cargo a menacé lundi de s'en prendre à des Américains pour venger la mort de ses hommes tués la veille lors de la libération de Richard Phillips par l'US Navy.

"Ces menteurs d'Américains ont tué nos amis qui avaient accepté de libérer l'otage sans rançon mais je vous dis que cette affaire conduira à des mesures de rétorsion et nous pourchasserons en particulier des citoyens américains voyageant dans nos eaux", a déclaré le chef de ces pirates, Abdi Garad.

Le capitaine du porte-conteneurs Maersk Alabama, prisonnier depuis mercredi sur un canot de sauvetage en plein océan Indien, a été libéré dimanche lors d'une opération commando de la Marine américaine au cours de laquelle trois pirates ont été tués et un quatrième capturé.

"Nous intensifierons nos attaques, y compris très loin des eaux somaliennes, et la prochaine fois que nous attraperons un Américain, j'espère qu'ils ne s'attendront à aucune pitié de notre part", a-t-il ajouté depuis le village côtier d'Eyl, principal repaire des pirates, à quelque 800 km au nord de Mogadiscio.

Les pirates qui détenaient Phillips étaient âgés de 17 à 19 ans, a déclaré le secrétaire américain à la Défense Robert Gates durant une conférence aux Etats-Unis. Ces jeunes étaient "sans entraînement et munis d'armes lourdes", a-t-il précisé.

"Il n'y a pas de solution purement militaire" à la piraterie, a commenté M. Gates, ajoutant qu'il fallait "faire quelque chose à terre qui change l'équation pour ces enfants".

Le président Barack Obama s'est dit déterminé à lutter contre ce fléau, appelant à la coopération internationale pour que les pirates rendent des comptes pour leurs "crimes".

A Mogadiscio, le gouvernement s'est félicité du sauvetage de Phillips. "J'espère que cette opération servira de leçon aux autres pirates qui retiennent des otages sur des bateaux capturés", a déclaré le porte-parole Abdulkadir Walayo.

Le Maersk Alabama, porte-conteneurs de la société Maersk Line, avec à son bord 20 marins américains, avait été attaqué mercredi vers 05H00 GMT à environ 500 km des côtes somaliennes.

Le capitaine Phillips s'était proposé en otage en échange de la liberté de ses hommes.

Le cargo et son équipage sont arrivés samedi au port kényan de Mombasa.

Lundi le vice-amiral William Gortney, commandant des forces navales américaines, a plaidé pour une présence armée à bord de la marine marchande américaine.

C'est la deuxième fois en moins d'une semaine qu'une marine étrangère intervient pour libérer des otages dans la région.

Vendredi, l'armée française a libéré les cinq otages français du voilier Tanit. La libération avait pris un tour dramatique avec la mort d'un otage, père d'un enfant de trois ans également captif. Les quatre ex-otages sont arrivés dimanche en France.

Par ailleurs, un parlementaire américain, Donald Payne, qui se trouvait lundi à Mogadiscio pour des entretiens sur la lutte anti-piraterie, a été visé, sans être blessé, par des tirs de mortiers près de l'aéroport. Son avion a décollé sans encombres.

Ces tirs ont été revendiqués par les shebab. Un responsable, Sheikh Hussein Ali Fidow, l'a qualifié d'"attaque contre l'ennemi d'Allah arrivé pour répandre la démocratie en Somalie".

Les activités des pirates, qui ont atteint des sommets en 2008, sont en regain depuis une semaine malgré un déploiement massif de puissances navales.

Dernière victime en date, le remorqueur italien Buccaneer, capturé samedi avec 16 personnes à bord (10 Italiens, 5 Roumains et un Croate), a jeté l'ancre au large du village de Lasqorey, dans la région autoproclamée autonome du Puntland (nord-est de la Somalie), selon les autorités locales.

Les membres d'équipage étaient toujours lundi à bord du remorqueur.

Togo: arrestations chez le frère du président pour atteinte à la sûreté de l'Etat

Selon un communiqué lu à la télévision nationale par le procureur de la république Robert Bakaï, plusieurs personnes, dont cinq officiers, ont été interpellées. Le communiqué ne précise pas leurs noms ni le lieu de leur interpellation.

"Des informations relatives à une atteinte contre la sûreté de l'Etat sont en cours de vérification depuis un certain temps au niveau des services de sécurité et les principales personnes soupçonnées faisaient naturellement l'objet d'une surveillance", a précisé le procureur.

"C'est dans ce contexte que des services étrangers ont avisé leurs homologues du Togo de l'imminence d'évènements et de la gravité des actions qui se préparaient à quelques heures du départ du président de la république pour une mission à l'étranger", précise le communiqué.

Selon des sources proches de la présidence, Faure Gnassingbé devait quitter Lomé dimanche soir pour Pékin, mais il a finalement reporté son départ en raison de la situation.

Des témoins interrogés par lAFP plus tôt dans la journée avaient indiqué que des hommes fortement armés avaient "attaqué et pillé" le domicile du député du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).

Selon un proche du frère du président, l'opération a été menée par des "éléments fortement armés de la Force dintervention rapide (FIR), une unité délites des FAT (Forces armées togolaises). "Ils ont neutralisé les militaires qui surveillaient la maison. M. Gnassingbé était présent mais nétait pas dans les chambres visées par les assaillants. Ils avaient encerclé tout le bâtiment tirant dans tous les sens pendant au moins trois heures", a précisé ce proche.

A lintérieur de la demeure, les murs et certaines fenêtres et portes étaient criblés dimpacts de balles, a constaté un journaliste de lAFP. Des douilles traînaient dans des chambres et à l'entrée de la maison.

Ancien ministre de la Défense (2005-2007), Kpatcha Gnassingbé a été élu député du RPT à Kara (environ 420 km au nord de Lomé) lors des législatives doctobre 2007.

April 13, 2009

Mauritanie: le chef de la junte annonce sa candidature à la présidentielle

Le chef de la junte au pouvoir en Mauritanie depuis le coup d'Etat du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, a annoncé dimanche qu'il démissionnerait "d"ici la fin de la semaine" pour se "porter candidat à l'élection présidentielle" du 6 juin.

Au cours d'une conférence de presse à Nouadhibou (nord), retransmise en direct à la radio nationale, le chef de la junte a déclaré: "J'ai annoncé que je démissionnerai avant le 22 avril, ce sera fait avant la fin de cette semaine".

"Je ne démissionnerai pas pour le simple fait de démissionner. Je le ferai pour me porter candidat à la présidentielle", a ajouté le général de 52 ans.

Pour être candidat, il doit démissionner 45 jours avant le scrutin à la fois de l'armée et de la "présidence du Haut conseil d'Etat" (junte).

Cette élection anticipée, voulue par la junte, est prévue dix mois après le coup d'Etat militaire qui a renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Celui-ci fut le premier président démocratiquement élu du pays, en 2007.

Plusieurs partis ont déjà annoncé qu'ils boycotteraient le futur scrutin qui ne fera qu'entériner, selon eux, le coup d'Etat. Ils accusent le général d'avoir verrouillé l'issue de la compétition et de mener campagne depuis des mois, au frais de l'Etat, à travers le pays.

April 12, 2009

Zuma "fier" de la justice sud-africaine après la levée de son inculpation

Le chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob Zuma, s'est dit "fier" dimanche des institutions judiciaires de son pays qui viennent d'abandonner des poursuites contre lui à une quinzaine de jours des élections générales.

"Les récents évènements ont montré la capacité des institutions à remplir leurs missions constitutionnelles, même en cas de vives querelles politiques et judiciaires", a déclaré le chef du Congrès national africain (ANC).

"Quand il y a des abus de pouvoir, elles sont capables de corriger le problème", a-t-il poursuivi en assistant avec des milliers de fidèles à un service de Pâques dans une église pentecôtiste de Johannesburg.

"Nous sommes fiers de nos institutions et nous devrions tous travailler à les soutenir, parce qu'elles sont les remparts contre les abus de pouvoir", a-t-il encore lancé.

Compte tenu de la domination de l'ANC dans les sondages, Jacob Zuma est quasiment certain d'être élu président à l'issue des élections générales du 22 avril.

Un dernier obstacle sur sa route a été levé mardi, quand la justice a abandonné les poursuites pour fraude et corruption qui pesaient contre lui depuis décembre 2007.

Le Parquet a décidé de lever les accusations après avoir appris que le chef de l'enquête avait poursuivi des fins politiques dans ce dossier, ce qui risquait de discréditer toute la procédure.

Par ailleurs, Jacob Zuma a promis que le gouvernement issu des élections continuerait de prôner la réconciliation de l'Afrique du Sud, divisée par des années d'apartheid (1948-1994).

"La construction de la Nation, l'unité et la réconciliation resteront les pierres angulaires du nouveau gouvernement après les élections", a-t-il lancé, reprenant un thème cher à l'ancien président Nelson Mandela.

Chaque Sud-Africain a "un rôle à jouer dans la construction du pays" a poursuivi le leader, qui fêtait dimanche son 67e anniversaire.

Il avait récemment choqué la communauté blanche anglophone, en déclarant que seuls les Blancs Afrikaners (qui parlent une langue dérivée du hollandais) étaient de vrais Sud-Africains.

"Nous continuerons à travailler avec chaque segment et chaque groupe de la société", a-t-il toutefois promis dimanche.

Omar Bongo demande la levée de la saisie de ses comptes en France

Le président gabonais Omar Bongo a demandé à la justice de débloquer ses comptes bancaires en France saisis après un jugement le condamnant à restituer une somme versée par un Français pour faire libérer son père détenu, a-t-on indiqué dimanche de source proche du dossier confirmant une information du Journal du Dimanche.

L'audience devant un juge de l'exécution du tribunal de grande instance de Paris doit se dérouler le 28 avril, selon cette source.

Neuf comptes de M. Bongo la BNP et au Crédit Lyonnais représentant 4,29 millions d'euros avaient été saisis le 13 février à la demande de Jean-Philippe Le Bail, l'avocat de Thierry Cardona.

Cette "saisie attribution" avait été opérée selon Me Le Bail après un arrêt de la cour d'appel de Bordeaux du 29 septembre condamnant M. Bongo à rembourser les 457.347 euros (ndlr: 300 millions de francs CFA) versés en 1996 par M. Cardona sur le compte personnel du chef de l'Etat gabonais pour faire libérer son père détenu à Libreville.

Le père de Thierry Cardona, René, avait été emprisonné à la suite d'un différend avec le chef de l'Etat gabonais à qui il avait vendu sa société d'armement et de pêche.

En tenant compte des intérêts depuis 1996, la condamnation de la cour d'appel de Bordeaux s'élevait au total à 1,1 million d'euros.

Dans son assignation, M. Bongo dit notamment avoir mis sous séquestre cette somme auprès de son avocat François Meyer signifiant ainsi que le blocage de ses comptes était inutile, selon cette source proche du dossier.

 

 

Le porte-parole du pape répond à Alain Juppé sur le problème que pose Benoît XVI

Le porte-parole du pape, Federico Lombardi, répond dimanche à l'ancien Premier ministre Alain Juppé qui avait estimé que le pape Benoît XVI commençait "à poser un vrai problème" en affirmant que "ce sont ces déclarations qui posent un vrai problème".

Dans une interview accordé au journal le Parisien dimanche, le père Lombardi explique que "si des personnes qui ont eu, ou ont un rôle important dans la société, interviennent mal informés sur le pape, sur ce qu'il dit ou fait, cela signifie qu'elles ne se rendent pas compte de son autorité morale dans le monde contemporain".

Selon le père Lombardi, "il faut être très attentif à ne pas démolir l'autorité de l'église dans le coeur des gens, le risque est de laisser un grand vide".

Alain Juppé (UMP), interrogé sur les propos de Benoît XVI contre le préservatif, avait déclaré le 18 mars que "ce pape commence à poser un vrai problème", car vivant "dans une situation d'autisme total".

"Aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c'est d'abord une contrevérité et c'est inacceptable pour les populations africaines et pour tout le monde", avait-il poursuivi.

M. Lombardi évoque aussi la communication de l'Eglise: "Nous pouvons progresser dans la communication, utiliser un langage accessible pour expliquer notre message, si celui-ci est repris partiellement ou altéré, personne ne pourra le comprendre".

Le président soudanais sera "bien sûr" invité au sommet de l'Union africaine

Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, "sera invité comme tous les autres présidents africains" au sommet de l'Union africaine (UA) prévu en juillet en Libye, a affirmé samedi un responsable libyen.

Selon le secrétaire général de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD, 28 pays), Mohamed Al-Madani Al Azhari, "l'UA a pris une position claire et nette pour apporter son soutien au président Béchir et devrait l'inviter à son sommet".

"Bien sûr, l'Union africaine va l'inviter. Il (le président soudanais) sera invité comme tous les autres présidents africains", a déclaré à la presse M. Al Azhari, après un entretien avec le président burkinabè Blaise Compaoré.

Le président du Soudan fait l'objet depuis le 4 mars d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour. Dans cette région de l'ouest du Soudan, une guerre civile a fait 300.000 morts depuis 2003 selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum.

Depuis, M. Béchir a défié la CPI en se rendant dans plusieurs pays étrangers.

"L'UA n'a pas accepté le mandat d'arrêt international lancé par la CPI contre le président Béchir", a rappelé le diplomate libyen.

L'UA a déjà à plusieurs reprises condamné la décision de la CPI, estimant qu'elle menaçait la paix au Soudan, et a entamé des démarches auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour que la décision de la CPI soit suspendue.

M. Al Azhari a par ailleurs affirmé que le président Compaoré lui avait assuré du "soutien du Burkina Faso" à l'organisation du sommet de l'UA en Libye en lieu et place de Madagascar.

Tripoli, qui assure la présidence en exercice de l'UA, souhaite accueillir cette rencontre après la suspension de Madagascar des instances de l'UA suite à l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina

April 11, 2009

L'opposition algérienne conteste la réélection de Bouteflika

Des candidats malheureux à l'élection présidentielle en Algérie ont déclaré samedi qu'ils contesteraient la victoire d'Abdelaziz Bouteflika devant le Conseil constitutionnel et auprès des Nations unies.

Agé de 72 ans et au pouvoir depuis 1999, le président sortant a été déclaré vainqueur avec 90,24% des voix et un impressionnant 74% de participation malgré l'appel au boycott de l'opposition et de groupes islamistes. L'opposition crie à la fraude électorale massive.

Le gouvernement américain s'est pour sa part déclaré "préoccupé" par ces accusations.

Le ministre algérien Noureddine Yazid Zerhouni a pour sa part estimé que, contrairement aux scrutins précédents, celui de jeudi s'était correctement déroulé, et que les quelques bourrages d'urnes qui lui avaient été signalés n'auraient qu'un impact "négligeable" sur le résultat national.

Ali Fawzi Rebaïne, militant des droits de l'Homme qui n'a recueilli que 0,93% des voix sous l'étiquette du petit parti nationaliste AHD-54, a affirmé qu'il porterait l'affaire devant le Conseil constitutionnel et les Nations unies. "Nous leur fournirons les procès-verbaux comme preuve" du gonflage de la participation, a-t-il déclaré à l'Associated Press.

L'ONU avait uniquement dépêché trois experts en Algérie jeudi, mais environ 200 observateurs internationaux de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) ont assisté aux opérations de vote.

Moussa Touati, qui a recueilli 2,31% des voix pour le Front national algérien (FNA), compte apporter au conseil constitutionnel "la preuve d'une vaste fraude", selon le porte-parole du FNA, Ahmed Tine. AP

Tanit: retour à Paris dimanche des quatre ex-otages, enquête sur la mort du cinquième

 Les quatres ex-otages français du Tanit vont être rapatriés dimanche à Paris, deux jours après leur libération lors d'une opération militaire française au large de la Somalie qui s'est soldée par la mort d'un cinquième otage, peut-être tué par un tir français.

Les quatre otages, dont un enfant de 3 ans et sa mère, sont attendus dimanche en fin d'après-midi à Paris, où le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui a affrété un avion pour leur rapatriement, les accueillera.

Sains et saufs, les quatre ex-otages étaient samedi à Djibouti où ils ont été examinés par des médecins, a précisé M. Morin.

Parti de Vannes fin juillet 2008, leur voilier avait été capturé le 4 avril dans le golfe d'Aden, à environ 640 km au large de Ras Hafun, dans la région autonome autoproclamée du Puntland (nord-est de la Somalie).

Ils ont été libérés vendredi lors d'une pération menée à 15H30 heure de Paris (17H30 locale) par huit commandos Marine. Leur voilier de 12,5 mètres ne se trouvait plus alors qu'à quelque 20 nautiques (environ 30 km) de Ras Hafun.

Avant l'assaut, deux des cinq pirates ont été tués sur le pont du Tanit depuis une frégate française, selon la Défense. Les trois autres, dont un s'était jeté à l'eau, ont été capturés.

Le propriétaire du voilier et père de l'enfant, Florent Lemaçon, 28 ans, a été tué au cours de l'échange de tirs entre les militaires français, arrivés sur le Tanit à bord d'un canot pneumatique, et les preneurs d'otages.

"Il y a eu, au moment même où les commandos arrivaient sur le Tanit, des tirs de Kalachnikov effectués par les pirates et c'est en descendant dans le carré (ndr: lieu de vie du bateau) qu'il y a eu un échange de tir et que M. (Florent) Lemaçon a été mortellement touché", avait indiqué vendredi soir le chef de l'état-major, Jean-Louis Georgelin .

Samedi, le porte-parole de l'état-major a précisé que M. Lemaçon avait été tué alors que les commandos Marine descendaient dans le carré et échangeaient des tirs avec les deux pirates positionnés à l'intérieur du bateau.

"Il y aura une enquête judiciaire et donc une autopsie. On ne peut pas exclure que dans l'échange de tirs entre pirates et commandos, le tir soit français", a déclaré M. Morin samedi matin sur Europe 1. Il a souligné que "par nature, le risque zéro n'exist(ait) pas".

L'armée française est intervenue alors que le voilier se rapprochait des côtes du Puntland. A Paris, le président de la République Nicolas Sarkozy avait fixé une "ligne rouge": les otages ne doivent pas être amenés à terre.

Des négociations avaient été engagées. La France avait même proposé de verser une rançon, dont le montant n'a pas été précisé, ainsi que l'échange de la mère et l'enfant contre un officier, comme l'a raconté M. Morin. Mais en vain

Samedi, interrogé sur ce point par l'AFP, le ministre a expliqué qu'il était "inimaginable" de laisser un enfant de 3 ans "être pris en otage longtemps dans cette zone". "Il fallait tout essayer pour réc upérer la famille y compris par la mise en oeuvre de solutions pas habituelles (comme une rançon, ndlr)", a-t-il dit.

Depuis mercredi 8 avril, les écoutes montraient "un durcissement très net de la position des pirates qui évoquaient de manière plus insistante l'exécution des otages et la destruction par explosif du bateau", avait fait valoir vendredi soir le ministre.

M. Morin a affirmé samedi qu'actuellement "243 otages (étaient) entre les mains de pirates" au large des côtes somaliennes.

Somalie: les pirates veulent transférer le capitaine US, otage sur un canot

 © AFPLes pirates somaliens retenant en otage le capitaine américain d'un cargo sur un canot dans l'océan Indien voulaient samedi le transférer sur un bateau plus sécurisé, au lendemain d'une dramatique libération de quatre otages français lors d'une opération de l'armée française.

"Nous prévoyons de transférer l'otage sur un de nos bateaux", a affirmé Abdi Garad, un des chefs des pirates qui ont attaqué mercredi le porte-conteneurs Maersk Alabama dont le capitaine Richard Phillips est depuis retenu sur un canot de sauvetage cerné par plusieurs bâtiments américains.

"J'ai peur que cette affaire ne se termine de façon désastreuse (...). On nous informe que les Américains veulent monter une opération de sauvetage comme les commandos français", a ajouté Abdi Garad.

Vendredi, les forces spéciales françaises ont mené une opération pour libérer le voilier français Tanit et quatre de ses otages retenus dans le golfe d'Aden par des pirates depuis six jours. Le cinquième otage et propriétaire du voilier a été tué lors d'un échange de tirs entre pirates et forces spéciales. Deux pirates ont également été tués et les trois autres ont été capturés.

Arrivés samedi à Djibouti, les quatre survivants du Tanit étaient attendus dimanche à Paris, a annoncé le ministre français de la Défense Hervé Morin.

M. Morin n'a pas exclu que le propriétaire du voilier, Florent Lemaçon, ait pu être tué par "un tir français" lors de l'assaut. Une enquête a été ouverte.

Le ministre a ajouté qu'une rançon - dont il n'a pas précisé le montant - avait été proposée aux pirates, en raison de la présence d'un enfant de trois ans parmi les otages. "C'était inimaginable qu'il puisse être pris en otage longtemps dans cette zone (...) Il fallait tout essayer pour récupérer la famille, y compris mettre en oeuvre des solutions pas habituelles", a-t-il expliqué.

Concernant l'otage américain, les discussions n'avancaient pas samedi.

"Il n'y a pas de nouveau développement, c'est toujours l'impasse avec les responsables américains", a déclaré Abdi Garad. "Nous prévoyons de transférer l'otage sur un bateau près de Garacad, pour qu'on puisse patienter si les négociations durent", a-t-il expliqué.

Garacad est situé à 130 km au sud d'Eyl, une des principales bases des pirates somaliens, dans la région autonome du Puntland, où se trouvait Abdi Garad, interrogé par téléphone depuis Mogadiscio.

Des chefs coutumiers somaliens ont offert samedi leur aide pour négocier "sans recours aux armes ni rançon" la libération de Richard Phillips, qui avait tenté sans succès dans la nuit de jeudi à vendredi d'échapper à la nage à ses ravisseurs.

"Ils ont promis de parvenir à la libération du capitaine sans recours aux armes ni à une rançon", a indiqué Andrew Mwangura, responsable de la branche est-africaine d'un programme d'assistance aux marins basé au Kenya. Selon lui, le groupe de chef coutumiers se trouve déjà à Garacad.

Actuellement, seuls quatre pirates gardent le capitaine Richard Phillips sur le canot. Vendredi, ils ont réclamé une rançon d'un montant non spécifié pour le libérer et exigé de "pouvoir rentrer sains et saufs à la maison".

L'étau s'est resserré vendredi sur ces pirates, placés sous la surveillance étroite du croiseur américain Bainbridge. Une frégate de la Marine américaine avec des hélicoptères à son bord est dans la région et un navire d'assaut amphibie restait plus loin du site.

Le Maersk Alabama, avec 20 Américains à bord, avait été attaqué mercredi matin à environ 500 km au sud-est d'Eyl. L'équipage avait réussi à reprendre le contrôle du navire dans la soirée, seul le capitaine restant otage des pirates.

Le cargo était attendu dans sa destination initiale, le port kényan de Mombasa, samedi soir, selon les autorités portuaires.

Côte d'Ivoire: réunification en panne, la sortie de crise à l'épreuve

Réunification en panne, élection présidentielle toujours incertaine pour 2009 : la sortie de crise ivoirienne connaît une nouvelle passe difficile, nourrissant des tensions intérieures et l'impatience de la communauté internationale.

Plus de six ans après le coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle depuis fin 2002 le nord du pays, la Côte d'Ivoire n'en finit pas de chercher les moyens de sortir de la plus grave crise de son histoire.

Signé en mars 2007 par les FN et le président Laurent Gbagbo, l'accord de paix de Ouagadougou a incontestablement permis d'améliorer le climat, avec notamment la nomination au poste de Premier ministre du leader des ex-rebelles, Guillaume Soro.

Mais, de l'avis quasi-général, on avait gardé le plus dur pour la fin : la réunification administrative et sécuritaire, question qu'entend régler le dernier accord complémentaire ("Ouaga IV"), conclu fin 2008.

Que ce soit le retour à "l'unicité des caisses de l'Etat" ou encore le transfert de pouvoir entre "commandants de zones" FN et préfets, la normalisation peine en effet à se mettre en oeuvre, et relève à l'occasion surtout du symbole

Depuis plusieurs semaines, les discussions se succèdent entre les deux camps pour débloquer le processus.

Au coeur de débats parfois houleux, selon des sources proches des négociations : le nombre et la localisation des forces de l'ordre loyalistes à redéployer au nord.

Les FN refusent que le sud "inonde" leur zone, dont le contrôle risquerait alors de leur échapper, confie un responsable ex-rebelle.

Pendant ce temps, dans le camp présidentiel, certains haussent le ton. Le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), regroupant les mouvements pro-Gbagbo, rejette ainsi la responsabilité de l'impasse sur les FN, jugés trop soucieux de "leurs intérêts particuliers".

La "restauration de l'autorité de l'Etat sur tout le territoire" est "une étape cruciale", renchérit Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel).

Les Forces nouvelles se défendent avec vigueur de toute mauvaise volonté et expliquent, par la voix d'un de leurs dirigeants, Alain Lobognon, que le Centre de commandement intégré (CCI, regroupant états-majors loyaliste et ex-rebelle), qui doit chapeauter la réunification sécuritaire, "n'a pas de moyens".

Selon des sources diplomatiques occidentales, un compromis serait pourtant en vue. Il pourrait passer par une "cohabitation" au nord entre forces de sécurité des deux camps, et un retrait progressif des "com-zones", avancent ces sources.

Derrière les tensions actuelles se profile aussi l'élection présidentielle, dont la tenue dépend en partie de la normalisation administrative.

Or, le temps presse: le scrutin est reporté depuis 2005, les Ivoiriens n'en connaissent toujours pas la date, le recensement n'est pas bouclé (6 millions d'"enrôlés" à ce jour) et la communauté internationale perd patience.

Coup sur coup, cette semaine, Washington et Paris ont appelé avec force à l'organisation d'une présidentielle en 2009.

Mais une nouvelle réunion des principaux leaders ivoiriens, déjà ajournée plusieurs fois et dont est attendue la date de l'élection, tarde à venir.

La Commission électorale indépendante (CEI) se veut toutefois rassurante. Pour elle, 2009 est "un objectif" et "une exigence".

Crise à Madagascar: la délégation de Ravalomanana quitte les discussions

La délégation de l'ex-président malgache Marc Ravalomanana a quitté vendredi les discussions de sortie de crise se déroulant à Madagascar sous l'égide de l'ONU et de l'UA entre le nouveau régime et les composantes majeures de l'opposition, selon des sources concordantes.

"Nous avons quitté les négociations car c'était un dialogue de sourds", a déclaré à l'AFP Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du TIM, parti de M. Ravalomanana.

"Nous avons comme condition le retour de Marc Ravalomanana (actuellement à l'extérieur du pays), cette requête n'est pas satisfaite", a-t-il dit.

Ces discussions se sont cependant poursuivies samedi entre les délégations du président de transition malgache Andry Rajoelina et des anciens présidents Didier Ratsiraka (1975-1993 et 1997-2002) et Albert Zafy (1993-1996).

MM. Ratsiraka et Zafy figuraient parmi les principaux opposants à M. Ravalomanana. Ils ne reconnaissent pas le nouveau régime de transition malgache.

"Nous avons compris qu'il n'y avait pas seulement deux protagonistes (dans cette crise). Il y a d'autres familles politiques qui ont des choses à dire", a expliqué à l'AFP l'envoyé spécial de l'ONU pour Madagascar, Tiébilé Dramé, qui a confirmé le départ de la délégation de M. Ravalomanana.

M. Andrianantoandro a accusé M. Dramé de "vouloir imposer une solution qui est la sienne". M. Dramé a répliqué qu'il ne souhaitait pas "de solution imposée" mais était "à la recherche du consensus".

Les discussions vont s'interrompre dimanche et lundi pour le week-end de Pâques.

Samedi, des milliers de partisans de M. Ravalomanana ont manifesté à nouveau à Antananarivo pour réclamer son retour, a constaté l'AFP.

Lors de ce rassemblement, une allocution par téléphone de M. Ravalomanana a été diffusée, où il réaffirme son intention de "revenir bientôt à Madagascar".

Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait démissionné le 17 mars et remis ses pouvoirs à un directoire militaire. Ce directoire les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l'opposition, et désormais à la tête d'une Haute autorité de transition (HAT).

Côte d'Ivoire: des miliciens frustrés de ne pouvoir intégrer l'armée Côte d'Ivoire: des miliciens frustrés de ne pouvoir intégrer l'armée

Entre la vie de fermier et celle de soldat, des miliciens favorables au président ivoirien Laurent Gbagbo auraient, sans hésiter, préféré le port du treillis. Mais pour leur réinsertion, le gouvernement leur propose uniquement de retrouver la vie civile.

"On est resté sur notre faim. Ce n'est pas ce qu'on nous avait promis", affirme à l'AFP le "commandant" Dié Bamba, chef de la compagnie des "Scorpions guetteurs", dans leur quartier général à Yamoussoukro (centre), la capitale politique du pays.

Comme leurs "frères d'armes" du Sud, ces miliciens se sont regroupés en 2003. Aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes), ils ont défendu le président Gbagbo à la suite du coup d'Etat manqué de la rébellion des Forces nouvelles (FN) en septembre 2002.

Après avoir combattu les rebelles installés à Bouaké (100 km au nord de Yamoussoukro), ces quelque 750 hommes espéraient, une fois la guerre finie, intégrer l'armée.

Mais leur rêve militaire a tourné court.

"On nous dit qu'on ne peut pas rentrer dans l'armée et qu'il faut plutôt nous orienter dans la vie active", regrette Dié Bamba, entouré d'une poignée de ses "chefs de guerre" dans leur Poste de commandement (PC).

En fait de PC, il s'agit de la concession familiale du commandant, point de ralliement de ces "Scorpions" âgés de 25 à 30 ans.

Les "micro-projets" financés par l'ONU qu'on leur présente lui inspirent de l'amertume: "Comment peut-on proposer ça à des gens qui ont combattu pendant la guerre?"

Au début du conflit, "on infiltrait le camp ennemi pour donner des renseignements sur ses positions aux loyalistes", se souvient le chef milicien.

"Puis on s'est dit qu'on pouvait les aider directement en participant aux combats", comme en novembre 2004, lors d'une opération-éclair lancée par Abidjan pour tenter, en vain, de reprendre le nord aux FN.

Depuis, les accords de paix se sont succédé. Le dernier en date, signé en mars 2007 à Ouagadougou et complété fin 2008, prévoit le désarmement des ex-rebelles (45.000 revendiqués par les FN), le démantèlement des milices (25.000 hommes recensés au sud, au centre et à l'ouest) et une prime de démobilisation de 500.000 FCFA (762 euros) par combattant.

Désarmement et démantèlement doivent s'achever "au plus tard deux mois" avant l'élection présidentielle, reportée depuis 2005 et dont la date reste inconnue.

Alors que 5.000 ex-rebelles doivent entrer dans la nouvelle armée, les miliciens n'ont d'autre perspective que dans la vie civile.

"C'est injuste, tout ça!", fulmine Justin Brou, commandant en second des "Scorpions guetteurs", qui se dit "récompensé en monnaie de singe".

Malgré tout, ses amis et lui ont accepté de passer par les différentes étapes de leur démantèlement, à commencer par le "profilage" en février dernier. Ils s'orientent vers les "micro-projets" professionnels des Nations unies.

"J'ai choisi la mode et la couture", indique Justin, écouteur de téléphone portable à l'oreille.

Son collègue Dabila Yao, responsable du "centre opérationnel", a décidé de s'investir dans le commerce du charbon de bois, tandis que Christophe Brou, un autre responsable du PC, veut devenir fermier.

Quant au "commandant" Bamba, il songe à vendre jus de fruits et eau minérale.

"On prend de l'âge et c'est plus une question de survie", justifie-t-il, l'air sombre.

Une « lueur d'espoir » pour l'économie selon Barack Obama

Barack Obama a évoqué des signes encourageants pour l'économie américaine en proie à la récession. A l'issue d'une réunion avec les plus hauts responsables économiques du pays ce vendredi, à la Maison Blanche, le président américain a déclaré entrevoir une «lueur d'espoir»  pour l'économie.

Barack Obama a décidé de consacrer la dernière matinée d’activité avant le week-end de Pâques à une rencontre avec son équipe économique. L’ambiance sera sans doute détendue par les derniers développements qui marquent un frémissement dans une situation toujours précaire.

 

Lors de sa dernière séance avant la pause du Vendredi Saint, Wall Street a repassé le cap des huit mille points, grâce aux résultats de la banque Wells Fargo, annonçant une reprise des prêts immobiliers.

Même si la Une du New York Times évoque, ce vendredi, la peur d’une nouvelle plongée de la Bourse, le grand quotidien économique, le Wall Street Journal a lui, comme il le fait périodiquement, consulté les oracles et leurs prédictions sont plutôt optimistes.

La fin de la récession en septembre prochain 

Une enquête réalisée auprès de cinquante trois experts de l’économie aboutit à un consensus : la récession devrait se terminer aux Etats-Unis au mois de septembre prochain.

Cela ne veut pas dire que les effets se feraient sentir immédiatement. Il faudrait attendre encore un an pour que le pays soit remis sur pied, et le chômage continuerait à être élevé jusqu’à la fin de 2010.

Les experts expliquent l’embellie actuelle par un effet quasi mécanique : les commandes et la production ont atteint un niveau si bas qu’il faut les relancer pour simplement maintenir l’activité économique. C’est ce que l’on appelle le phénomène des « étagères vides ».

Arrêté, le légionnaire meurtrier sera remis aux autorités françaises (Le Point 10/04/2009)

Fin de cavale. Le légionnaire d'origine brésilienne accusé du meurtre, à Abéché (Tchad), de deux camarades, un soldat togolais et un paysan tchadien, a finalement été arrêté jeudi après-midi.
Le légionnaire d'origine brésilienne accusé du meurtre, à Abéché, au Tchad, de deux camarades, un soldat togolais et un paysan tchadien, a été arrêté jeudi après-midi, à Arkou, par des villageois dont il s'était approché pour se ravitailler, selon nos informations. Il a été ensuite remis à la gendarmerie tchadienne, apparemment sans incident notable. Affamé, assoiffé et physiquement épuisé, celui-ci était déguisé en civil lors de son arrestation, sans violence, dans le village d'Arkou, à une dizaine de kilomètres d'Abéché. Ce deuxième classe de 27 ans est un Brésilien dont le nom d'emprunt de légionnaire est Josafa Da Silva. Selon une source proche du dossier, il aurait un frère légionnaire actuellement en mission au Tchad.

En vertu d' un accord diplomatique préalable à tout déploiement de forces françaises à l'étranger, le SOFA (Status of Forces Agreement), les autorités tchadiennes sont tenues de remettre cet homme à la prévôté, représentée par des gendarmes français affectés auprès de toute force militaire déployée hors du territoire national. Officiers de police judiciaire, ces gendarmes présents en permanence au Tchad sont les représentants officiels du procureur de la République auprès du tribunal aux armées de Paris, seul apte à juger les infractions commises par des militaires hors du territoire.
"Il était déprimé"

D'importants moyens avec des éléments de la gendarmerie et de l'armée tchadiennes ainsi que de la force européenne Eufor et de la mission des Nations unies (Minurcat), épaulés par des hélicoptères, ont été déployés depuis mardi pour retrouver le fugitif. De source militaire, on indique que le soldat a subi, voici deux ans, lors de son entrée dans la Légion, toutes les batteries de tests psychologiques habituels, assortis d' un examen psychotechnique dans sa langue maternelle. Il était considéré comme un bon élément et disposait d' un bon niveau général, officialisé au Brésil par un diplôme équivalent à celui du brevet de technicien supérieur.

Selon une soeur du légionnaire, il était cependant "déprimé" et "avait très peur". Il est né dans un milieu chrétien "évangélique" et est "un homme intègre", qui aide beaucoup financièrement sa famille, a-t-elle déclaré à la chaîne d'information brésilienne Globo News, affirmant qu'il était "comme harcelé" par ses camarades de la Légion.
Par Jean Guisnel

© Copyright Le Point

Sarkozy adresse "ses chaleureuses et amicales félicitations" à Bouteflika

Nicolas Sarkozy a adressé vendredi ses "chaleureuses et amicales félicitations" à Abdelaziz Bouteflika après sa réélection à la présidence de la République algérienne, selon un communiqué de l'Elysée.

Dans ce communiqué, le président français "lui souhaite plein succès dans la haute mission qui est la sienne". "Attaché à la construction d'un partenariat d'exception entre la France et l'Algérie, le chef de l'État formule le souhait que nos deux pays, riches de leurs peuples et de la proximité qui les unit, parviennent à construire un lien exemplaire aux yeux du monde", conclut le communiqué. AP

Les pirates somaliens exigent une rançon pour l'otage américain

Les pirates qui retiennent en otage au large de la Somalie Richard Phillips, un marin américain commandant du porte-conteneur Maersk Alabama, comptent répliquer à tout assaut de la marine américaine. /Photo diffusée le 8 avril 2009/REUTERS/Famille Phillips/HOLes pirates qui retiennent un marin américain en otage à bord d'une embarcation de sauvetage au large de la Somalie réclament deux millions de dollars de rançon pour sa libération, a fait savoir un proche des ravisseurs, pirate lui-même.

D'autres pirates se dirigeaient à bord d'un porte-conteneurs allemand détourné il y a une semaine vers la zone où se trouve l'embarcation de sauvetage, a précisé à Reuters ce pirate qui a toujours été jusqu'à présent une source fiable.

Des bâtiments de la marine américaine surveillent l'embarcation à bord de laquelle Richard Phillips, commandant du Maersk Alabama, est détenu depuis mercredi après l'échec de l'attaque lancée contre son navire, un porte-conteneurs de 17.000 tonnes.

L'embarcation, à court de carburant, est à la dérive et la présence de bâtiments de guerre dans la zone semblait interdire tout ravitaillement du petit groupe par d'autres pirates.

"Sachant que les Américains ne détruiront pas ce bateau allemand et son équipage étranger, ils espèrent pouvoir atteindre leurs amis sur le canot", a expliqué le pirate contacté par Reuters dans le port de Haradheere.

Un peu plus tôt vendredi, les ravisseurs du marin américain avait prévenu qu'ils répliqueraient à tout assaut militaire.

"Nous sommes sains et saufs et les Américains ne nous font pas peur", a dit l'un des quatre pirates joint par téléphone satellite. "Si nous sommes attaqués, nous nous défendrons."

Pour Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d'assistance aux marins d'Afrique de l'Est, qui surveille les zones maritimes de la région, si d'autres pirates tentaient d'aider leurs amis, "cela reviendrait pour eux à se condamner à mort".

Mwangura a estimé que les ravisseurs pourraient libérer leur otage "peut-être aujourd'hui (vendredi), peut-être demain mais en échange de quelque chose", comme le versement d'une rançon ou l'assurance de pouvoir rentrer librement chez eux.

Selon la source jointe au port de Haradheere, cela correspond aux demandes des preneurs d'otage.

"Nos amis (sur le canot de sauvetage) demandent deux millions de dollars de rançon et la garantie de leur propre sécurité", a-t-il dit.

Phillips, ancien chauffeur de taxi de Boston, est l'un des quelque 270 otages - mais le seul Américain - actuellement aux mains des pirates somaliens qui opèrent dans les eaux du golfe d'Aden et de l'océan Indien depuis des années.

Dix-huit bateaux sont également sous leur contrôle, dont cinq depuis le week-end dernier.

"La piraterie est peut-être une activité criminelle vieille de plusieurs siècles, mais nous travaillons à y apporter une réponse appropriée, digne du 21e siècle", a déclaré la secrétaire américaine d'Etat Hillary Clinton.

Ben Ali salue la "brillante victoire" de Bouteflika

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a adressé vendredi ses "vives félicitations" à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika à la suite de sa réélection à la magistrature suprême pour un troisième mandat.

April 10, 2009

RDC: les Casques bleus de nouveau impuissants face aux exactions

Les exactions contre les civils se poursuivent dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) malgré les récents efforts de stabilisation, et illustrent une fois de plus l'impuissance de la plus importante force de maintien de la paix de l'ONU à protéger les civils.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi le meurtre depuis fin janvier de 180 civils et le viol de 90 femmes dans la chaotique région des Kivus, commis pour la plupart par les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), mais aussi en partie par les Forces armées de RDC (FARDC).

L'opération conjointe menée du 20 janvier à fin février par les armées congolaise et rwandaise contre les FDLR a certes déblayé le terrain autour de Goma, capitale du Nord-Kivu, obligeant les rebelles à s'abriter dans les denses forêts du nord et de l'ouest de cette province. Mais elle ne les a pas réduits militairement.

Conscient d'une situation qui s'enlise, le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) Alan Doss presse à nouveau le Conseil de sécurité pour obtenir 18 hélicoptères supplémentaires afin de protéger les civils contre "les activités prédatrices des groupes armés étrangers et d'éléments indisciplinés des forces de sécurité du pays".

Sur le terrain des Kivus, montagneux et accidenté, les hélicoptères et leur puissance de feu sont redoutés par les rebelles dès qu'ils évoluent à découvert.

Sans ces appareils, a averti jeudi M. Doss, "la capacité de la Monuc à répondre rapidement à des menaces nouvelles et à protéger les populations civiles sera limitée" et son soutien aux troupes de la RDC "sera sérieusement réduit".

Car, après avoir été tenus à l'écart de l'opération surprise de Kinshasa et Kigali, les Casques bleus sont à présent associés à l'armée congolaise pour une seconde phase de l'intervention contre les FDLR, baptisée "Kimia 2" ("paix" en lingala).

Une collaboration délicate, dans la mesure où la Monuc ne se prive pas de dénoncer les agissements des soldats congolais contre les civils, mais qui semble la seule voie pour tenter de pacifier les Kivus sans nouvelle intervention rwandaise.

"Nous nous organisons avec les FARDC mais cela prend du temps. Il faut que toutes leurs structures, notamment de commandement, soient prêtes", explique une source onusienne.

Traqués dans le Nord-Kivu, les rebelles rwandais se sont déplacés dans la province voisine du Sud-Kivu, où l'armée congolaise se déploie.

Des ex-rebelles congolais du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), passés en début d'année dans le camp de Kinshasa et maintenant associés aux FARDC, arrivent peu à peu à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, a constaté un journaliste de l'AFP.

Régulièrement critiquée pour son inefficacité, la Monuc vient d'y installer un centre avec l'armée congolaise pour la planification et la conduite des opérations contre les FDLR, dont elle estime encore les effectifs à 4.500 combattants.

"Nous mettons la pression sur les FARDC pour que les choses avancent, cette campagne militaire est prévue à moyen et long terme", précise la source onusienne.

Vendredi, la Monuc a rappelé aux rebelles que meurtres et viols de civils "peuvent être considérés comme des crimes de guerre ou des crimes contre lhumanité pour lesquels les auteurs peuvent être traduits devant la justice internationale".

Or, un ex-chef rebelle du CNDP, Bosco Ntaganda, passé dans le camp de Kinshasa et qui de fait se retrouve désormais engagé aux côtés de la Monuc, est toujours recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Le légionnaire français forcené arrêté après 48h de cavale au Tchad

Sans doute vaincu par la soif, le légionnaire français qui a tué mardi deux camarades et un soldat togolais à Abéché (est du Tchad), puis abattu un paysan tchadien, a été arrêté jeudi par la gendarmerie tchadienne près d'un puits, après deux jours de cavale.

"Le soldat a été appréhendé par la gendarmerie tchadienne à 10 km d'Abéché alors qu'il tentait de se ravitailler à un puits. Il est actuellement au +violon+ de la gendarmerie d'Abéché", a affirmé à l'AFP une autorité locale sous couvert de l'anonymat.

"Il était déguisé en civil lors de son arrestation à Arkou", a indiqué à l'AFP le ministre de l'Intérieur tchadien Ahamat Bachir, précisant qu'il était "sain et sauf".

De source militaire française, le légionnaire désarmé a été arrêté sans violence par la population et remis à une patrouille tchadienne.

Il "a été formellement identifié par les autorités militaires françaises", a confirmé l'état-major français.

Agé de 27 ans, le soldat de deuxième classe est un Brésilien dont le nom d'emprunt dans la Légion est Josafa Da Silva. De source proche du dossier, il a un frère légionnaire actuellement en mission au Tchad.

"Il a été retrouvé à quelques kilomètres à l'est d'Abéché, physiquement épuisé, et a reçu à boire et à manger", a confié le lieutenant-colonel François-Marie Gougeon, de l'état-major des armées françaises à Paris.

Difficile, le terrain autour d'Abéché est semi-désertique avec des collines rocailleuses. En ce moment, il y fait plus de 40 degrés aux heures chaudes.

"On leur apprend à résister 2-3 jours dans des conditions difficiles et c'est probable donc qu'il puisse mieux résister aux conditions", indiquait mercredi sous couvert de l'anonymat une source militaire française, confiante dans les possibilités de retrouver le militaire dans ces délais.

D'importants moyens avec des éléments de la gendarmerie et l'armée tchadiennes ainsi que de la Force européenne Eufor et de la Mission des Nations unies (Minurcat), épaulés par des hélicoptères, étaient déployés depuis mardi pour retrouver le fugitif.

"Le soldat est entre les mains de la gendarmerie tchadienne pour les besoins de l'enquête. Une information judiciaire est ouverte", a affirmé le ministre tchadien de l'Intérieur, ajoutant que N'Djamena allait "étudier" les conventions pour déterminer si le soldat doit être remis à la France ou jugé au Tchad.

"En tout cas, nous allons faire en sorte que justice soit appliquée puisque les faits se sont déroulés au Tchad", a-t-il ajouté.

"Il faut qu'il soit remis aux gendarmes français", a-t-on indiqué de source française. Un accord entre l'Europe et le Tchad sur le statut des soldats de l'Eufor reconnaît la compétence prioritaire des tribunaux des pays contributeurs de la force, selon lui. Pour la France, il s'agit du tribunal aux armées de Paris, compétent pour les crimes et délits commis par les militaires sur les théâtres d'opérations extérieures.

Mardi, victime d'un accès de folie, selon les militaires français, le légionnaire a tué deux camarades, puis un soldat togolais de la Minurcat et par la suite un paysan tchadien pour lui dérober son cheval.

Les légionnaires tués, un sergent de 30 ans, Français d'origine guinéenne, marié et père d'un enfant, et un légionnaire de 1ère classe d'origine roumaine, célibataire, appartenaient au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes (sud). Tous trois étaient stationnés au Camp des étoiles, proche de l'aéroport d'Abéché.

Présidentielle : les Algériens votent à 74,11%

Le chef de l'Etat sortant Abdelaziz Bouteflika, grandissime favori à l'élection présidentielle en Algérie, a d'ores et déjà gagné son pari en obtenant jeudi une participation conséquente de 74,11% conforme à ses souhaits pour asseoir son 3e mandat, selon des chiffres officiels.

"Le taux de participation est de 74,11%", a annoncé dans la soirée le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, un chiffre largement supérieur à celui enregistré à l'élection de 2004 (58,07%).

A la dernière élection présidentielle en 2004, ce taux était de 58,7%.

Plus de 20 millions d'Algériens devaient choisir leur président parmi six candidats, dont M. Bouteflika, dans un scrutin dont la participation était le principal enjeu.

Un service de sécurité "adapté" avait été mis en place pour surveiller les 46.577 bureaux de vote mais des incidents ont éclaté à Bouira (120 km au sud-est d'Alger) et des islamistes armés ont tenté une opération à Naciria, près de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), a indiqué M. Zerhouni sans autre précision. Il a également fait état de trois tentatives d'attentats à l'est d'Alger (Tizi Ouzou et Boumerdès) et à l'ouest (Tipaza).

Selon des habitants de la région, deux bombes ont explosé à Naciria près d'un centre de vote, blessant deux policiers. Deux autres engins ont été désamorcés.

A Béjaïa, en Kabylie, des jeunes ont aussi affronté les forces anti-émeutes.

Tout au long de sa campagne menée tambour battant, M. Bouteflika a appelé les Algériens à voter massivement.

M. Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, veut asseoir sa légitimité avec ce scrutin boycotté par l'opposition traditionnelle par un score au moins égal aux 84,99% des voix obtenu il y a cinq ans.

Peu connus du grand public, à l'exception de Louisa Hanoune qui peut s'appuyer sur son Parti des travailleurs (PT, trotskiste), les autres candidats manquaient d'assise face à M. Bouteflika, souligne la presse privée algérienne, unanime.

Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA, nationaliste), Mohamed Saïd (Parti de la Justice et liberté, PJL, islamique modéré), Ali Fawzi Rebaïne (AHD-54, nationaliste, 0,63% en 2004) ou Djahid Younsi (El Islah, islamiste modéré), ont tous quatre fait état dès l'annonce du taux de participation de "bourrage des urnes" et relevé "des cas de fraude".

Le président sortant a bénéficié d'un soutien sans faille des partis, organisations ou associations favorables à son troisième mandat pour sa campagne axée sur le bilan de 10 ans de pouvoir.

Promettant un nouveau plan de développement de 150 milliards de dollars sur cinq ans, la construction d'un million de logements et la création de trois millions d'emplois, il a aussi à réitéré la poursuite de sa politique de réconciliation nationale.

 

Entamée dès 1999 après "une décennie noire" déclenchée par les islamistes et qui a fait plus de 150.000 morts dans des meurtres, attentats ou massacres collectifs, cette politique a permis avec deux référendums de mettre fin aux violences et d'obtenir la reddition de milliers d'islamistes.

Visant ceux qui, éparpillés dans les maquis de certaines régions, poursuivent le combat au nom d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), M. Bouteflika a déclaré qu'un référendum trancherait sur une éventuelle amnistie pour ceux qui déposeraient définitivement les armes, tout en promettant une lutte acharnée contre les irréductibles.

Mais les Algériens semblaient plus préoccupés par les problèmes sociaux, dont l'augmentation du coût de la vie que par les problèmes sécuritaires.

April 09, 2009

La folle cavale du légionnaire français [09/04/09]

Il a tué quatre personnes depuis mardi.
La grande traque. Le légionnaire français, qui a tué mardi deux de ses camarades et un soldat togolais à Abéché (est), puis abattu un paysan tchadien, était toujours en fuite, hier.
« Pour l'instant nous n'arrivons pas à le localiser », a reconnu le ministre français de la Défense, Hervé Morin. « Nous n'avons pas d'autre cause que celle d'un accès de folie qui aurait été à l'origine de ce geste totalement insupportable et intolérable », a-t-il ajouté.

Le légionnaire avait passé « un examen psychologique lors de son intégration » en février 2007 dans l'armée française et « tous les examens psycho-techniques ne démontraient aucun problème particulier de ce genre », a précisé Hervé Morin. Ses « fiches de notation étaient bonnes ». Il avait cependant été sanctionné pour « absence irrégulière » lors d'une précédente mission à Djibouti.

« ce n'est pas rambo »
Appuyés par des hélicoptères, l'Eufor/RCA, la Mission des Nations unies en Centrafrique et au Tchad (Minurcat), la gendarmerie et l'armée tchadiennes ont ratissé le secteur au nord d'Abéché où se trouvait le fugitif.

« La police d'Abéché surveille la ville mais le soldat est en brousse. Il n'est plus en ville », a assuré un commissaire de police. Le terrain au nord d'Abéché, semi-désertique, comprend des collines rocailleuses parsemées de rares arbres sous lesquels il est possible d'échapper à une surveillance aérienne.

« Le gars est dangereux parce qu'il a une arme et qu'il a un problème psychique », affirme un militaire français. « Il sera difficile à trouver. On leur apprend à résister 2-3 jours dans des conditions difficiles et c'est probable donc qu'il puisse mieux résister aux conditions qu'un jeune qui sort de l'université. Mais ce n'est pas ''Rambo''», ajoute le militaire.

Les agences onusiennes, très présentes à Abéché où est coordonnée la majorité de l'aide humanitaire aux 450 000 réfugiés et déplacés, ont été averties du danger. « On nous a demandé de ne plus bouger. On a averti nos partenaires sur le terrain », a confié la porte-parole locale du Haut commissariat aux réfugiés.

 

© Copyright La Depêche.fr

Bouteflika, seul contre lui-même

Faute de réels concurrents, le scrutin tourne au référendum en faveur du Président sortant. Une élection ? Un plébiscite plutôt. Les affiches de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, qui tapissent littéralement la capitale, le disent : elles sont sous-titrées d’un «oui», qui résume la nature du scrutin d’aujourd’hui.

 Depuis le 12 novembre, l’élection présidentielle algérienne est une formalité. Ce jour-là, les députés avaient adopté, comme un seul homme à main levée, la révision constitutionnelle levant la limitation du nombre de mandats. Sauf surprise, Bouteflika, 72 ans, dirigera le pays jusqu’à sa mort.

Santé. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’aucun poids lourd - ni Aït-Ahmed du FFS, ni Saadi du RCD, ni les ex-Premiers ministres Hamrouche et Ghozali, ni l’islamiste modéré Ibrahimi - n’ait souhaité se ridiculiser en participant au scrutin. En fait, le seul adversaire de Bouteflika est l’abstention, mais il y a fort à parier qu’un mélange de mobilisation, de menaces et de fraude permettront un résultat honorable.

En fait, il faut remonter au printemps dernier pour comprendre qu’un marché a été passé au sommet. D’un côté, les «décideurs», ces généraux qui dirigent le pays dans l’ombre, à commencer par Toufik, surnom du général Médiene, dont on ne connaît pas le visage et qui est à la tête du DRS, les services de renseignements, depuis deux décennies.

De l’autre, Bouteflika, à la santé chancelante depuis son opération, en novembre 2005 à Paris, officiellement d’un ulcère hémorragique. Entre les deux, les relations sont complexes. C’est l’armée qui a tiré l’ancien ministre préféré de Boumédiene d’une retraite - une disgrâce en fait - de vingt ans en 1999. A l’époque, l’Algérie et son armée sont comme pestiférées. Les caisses sont vides, le crédit du régime largement entamé par les atrocités commises pendant la sale guerre civile. Bouteflika rassure, il a un carnet d’adresses international. Son projet de concorde civile, qui revient à amnistier ceux qui déposent les armes et sont censés ne pas avoir participé à de grands massacres, permet de vider une bonne partie des maquis, au prix de l’impunité. Il a été suivi par un référendum sur la réconciliation nationale.

Désormais, Bouteflika parle d’une amnistie générale et d’un nouveau référendum. «Tout cela repose sur un marché, déplore un intellectuel. On ne demande pas de comptes au FIS pour ses atrocités ; en échange, on ne reconnaît pas qu’on lui a volé la victoire en 1992. Tant qu’on ne sortira pas de ce double mensonge, on ne pourra rien bâtir.» D’autant que les attentats du 11 Septembre et l’envolée du brut ont rendu à l’Algérie une place de choix aux yeux des Occidentaux. Mais les généraux reprochent à «Boutef» son inefficacité. Ils ne supportent pas ses concessions aux islamistes : le Président, de plus en plus pieux depuis sa maladie, veut construire la plus grande mosquée du monde dans la baie d’Alger… Surtout, ils n’admettent pas sa volonté de placer à tous les échelons des responsables originaires de sa région, Tlemcen, dans l’ouest algérien.

Rêve. De son côté, Bouteflika a écarté quelques-uns de ses encombrants parrains, dont les généraux Nezzar et Lamari, après sa réélection en 2004. Mais il sait qu’en dernier ressort c’est eux qui décideront de le reconduire ou pas. Or Bouteflika a un rêve, mourir au pouvoir, comme Boumédiene. Le marché passé a été : la présidence à vie pour Bouteflika, mais il abandonne aux «décideurs» le soin de régler la succession. D’où le remplacement express, l’été dernier, d’Abdelaziz Belkhadem par Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre. Le premier, patron du FLN, était jugé trop proche des islamistes. Le second, patron du RND, un énarque proche des services de renseignements, a tout pour devenir le Poutine algérien.
ALGER, envoyé spécial CHRISTOPHE AYAD

© Copyright Liberation

Madagascar: l'ex-président Ravalomanana promet à ses partisans de "revenir"

Le président déchu de Madagascar, Marc Ravalomanana, a promis jeudi de "revenir le plus vite possible" au pays, lors d'une intervention en direct au téléphone pendant un rassemblement de ses partisans à Antananarivo.

"Je vous promets de revenir le plus vite possible", a lancé M. Ravalomanana à plusieurs milliers de ses partisans réunis sur la Place de la Démocratie comme presque chaque jour depuis l'installation le 21 mars d'une Haute Autorité de Transition (HAT) dirigée par Andry Rajoelina.

Contraint à la démission le 17 mars après avoir été lâché par l'armée, M. Ravalomanana a quitté Madagascar. Chez ses partisans, la mobilisation ne faiblit pas depuis.

"Nous exigeons catégoriquement le retour de notre président, on ne veut pas de ce DJ (Rajoelina) comme président", a affirmé jeudi à l'AFP Mme Raivo, retraitée de l'enseignement.

Avant de se lancer en politique, Andry Rajoelina a été un disc-jokey à la mode.

"On ne veut pas de la HAT, on ne veut pas de négociations", a poursuivi Mme Raivo.

Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du parti de M. Ravalomanana, a déclaré plus tôt à la tribune avoir été contacté par le nouveau régime pour entamer des discussions.

Après de vives protestations de la foule, M. Andrianantoandro a précisé qu'il "n'avait pas accepté", exigeant comme préalable "le retour du président Ravalomanana".

La Haute cour constitutionnelle de Madagascar avait entériné le 18 mars l'accession au pouvoir d'Andry Rajoelina, désormais président d'une autorité de transition à la tête de l'Etat pour une durée maximale de deux ans.

M. Ravalomanana avait démissionné la veille après des semaines d'agitation et de violences, en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire. L'armée malgache avait ensuite transmis les pleins pouvoirs à M. Rajoelina, alors chef de l'opposition.

L'Union africaine, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et l'Organisation internationale de la Francophonie ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".

AFP

Niger: les partisans de l'ex-président Maïnassara exigent une enquête sur sa mort

Les partisans de l'ancien président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara ont réclamé jeudi à Niamey une enquête indépendante sur son assassinat il y a dix ans, le 9 avril 1999, et une nouvelle constitution pour pouvoir poursuivre les auteurs.

L'article 141 de la constitution, qui accorde un amnistie totale, n'est susceptible d'aucune modification ou annulation.

Le Parti nigérien pour la démocratie et le progrès (RDP) du défunt chef de l'Etat a jusque là vainement tenté de le faire annuler.

"Comme la constitution ne peut pas être modifiée, nous demandons l'adoption d'une nouvelle, débarrassée de cet article scélérat. Nous en avons déjà une à proposer", a affirmé à la presse Sani Abdourahamane, secrétaire général du RDP.

Il regrette pour l'instant être "pratiquement seuls à mener le combat".

"J'éprouve un réel sentiment de révolte face à l'indifférence des autorités pour nous rendre justice", a affirmé la veuve Clémence Aïssa Baré à la radio privée Ténéré.

Pour justifier son refus d'ouvrir une information sur la mort du président Maïnassara, la justice nigérienne a estimé "que le crime était amnistié par la Constitution", selon un communiqué des proches de l'ex-président reçu à l'AFP.

Il est précisé dans ce texte qu'une plainte a été aussi rejetée par le parquet de Paris au motif que le président décédé "n'était pas français" tandis qu'un recours à la Cour européenne des droits de l'Homme est "resté sans suite".

Clémence Aïssa Baré jouit également de la nationalité française.

Par ailleurs, le communiqué déplore que l'amnistie des auteurs de l'assassinat "n'est toujours pas levée dix ans après les faits et (cinq ans) après la mort du commandant Daouda Mallam Wanké, principal auteur présumé".

L'ex-président a été assassiné le 9 avril 1999, sur une base militaire près de Niamey, par des éléments de sa garde dirigée par le commandant Wanké décédé en 2004 de maladie.

La junte militaire qu'il a dirigée a toutefois fait voter une constitution accordant l'amnistie totale aux personnes impliquées dans les évènements du 9 avril 1999.

April 08, 2009

A Yamoussoukro, le président ghanéen évoque les liens Ghana-Côte d'Ivoire

YAMOUSSOUKRO, (AFP) - mardi 07 avril 2009 - 18h09 - Le président ghanéen John Atta-Mills a célébré mardi les liens de son pays et de la Côte d'Ivoire voisine, à son arrivée à Yamoussoukro où il devait s'entretenir avec son homologue Laurent Gbagbo.

"La Côte d'Ivoire et le Ghana sont un même peuple", a-t-il lancé en fin de matinée, au début d'une "visite d'amitié" de 24 heures dans la capitale politique ivoirienne.

"Il y a beaucoup de choses qui nous unissent et nous allons en tirer profit pour le bien de nos peuples", a affirmé M. Atta-Mills, accueilli par M. Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro et une vingtaine de membres du gouvernement.

Il a "félicité" MM. Gbagbo et Soro "pour le bon travail qu'ils font dans le but de ramener la stabilité" en Côte d'Ivoire, plongée dans une crise politico-militaire depuis un coup d'Etat manqué fin 2002.

Il a par ailleurs remercié son "frère le président Gbagbo" pour sa présence lors de son investiture en tant que président de la République du Ghana, le 7 janvier à Accra.

Les deux chefs d'Etats devaient avoir une séance de travail en début d'après-midi.

M. Atta-Mills, qui effectue en Côte d'Ivoire son deuxième déplacement à l'étranger après avoir participé au Nigeria en janvier à un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), est attendu mercredi à Ouagadougou.

La Côte d'Ivoire et le Ghana partagent 400 km de frontière, du Golfe de Guinée au Burkina Faso. Respectivement premier et deuxième producteurs mondiaux de cacao avec 60% de la production mondiale, les deux pays ont également des caractéristiques ethniques et culturelles communes.

Présidentielle ivoirienne "techniquement possible" en 2009, selon Washington

Les Etats-Unis jugent "encore techniquement possible" en Côte d'Ivoire d'organiser une élection présidentielle sans cesse reportée depuis 2005 et appellent ce gouvernement à s'y "engager", dans un communiqué publié mardi à Abidjan.

"Les Etats-Unis estiment que les élections présidentielles longuement différées sont encore techniquement possibles en 2009 et appellent toutes les parties à prendre toutes mesures nécessaires aux fins de s'assurer que des élections crédibles se tiennent comme promis", lit-on dans ce texte publié par l'ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire.

Washington "exhorte" le gouvernement ivoirien "à s'engager de nouveau pour les élections de 2009 comme preuve supplémentaire de sa détermination à mettre fin aux difficultés auxquelles le pays est confronté depuis 2002".

La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis le coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002.

Les deux parties ont signé en mars 2007 à Ouagadougou un accord, complété en décembre 2008, qui prévoit des élections libres et transparentes.

Lancé en septembre 2008, le recensement a eu de nombreux retards, motivés selon la Commission électorale indépendante (CEI) et les autres structures concernées, par des difficultés techniques et financières.

Plus de six millions de personnes ont été enregistrées à ce jour sur un effectif de quelque 8,6 millions, selon la CEI.

Fin mars, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'était dit "pas optimiste" sur l'organisation d'une présidentielle cette année en Côte d'Ivoire. "Personne ne paraît pressé d'aller devant les urnes", avait-il jugé.

Obama rend hommage aux victimes du génocide rwandais

Le président américain Barack Obama a rendu hommage mardi aux victimes du génocide rwandais, et a indiqué que le souvenir de la tragédie de 1994 renforçait l'engagement des Etat-Unis "à agir (...) pour éviter de telles atrocités à l'avenir".

"Le souvenir de ces événements renforce notre engagement à agir lorsque nous sommes confrontés au génocide et à travailler avec des partenaires à travers le monde pour éviter de telles atrocités à l'avenir", a indiqué le président dans un communiqué marquant le 15e anniversaire du génocide.

Selon lui, "cette sombre occasion nous fait réfléchir sur la mort de plus de 800.000 hommes, femmes et enfants tués simplement à cause de leur appartenance ethnique ou de leurs opinions politiques".

Le nombre de victimes "est si énorme, si effrayant qu'il risque de devenir une statistique", a noté le président Obama.

"Aujourd'hui, nous devons nous rappeler que chacune des 800.000 personnes mortes en 1994 avait une histoire, une famille et des rêves", a-t-il ajouté.

Le président américain a salué la capacité des survivants à pardonner, indiquant que leurs efforts "pour rétablir la confiance et l'espoir au Rwanda" étaient "une inspiration quotidienne".

Le génocide, perpétré d'avril à juillet 1994 par des extrémistes hutu, a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsi et les Hutu modérés. Kigali estime à au moins un million le nombre de victimes.

April 07, 2009

Barack Obama en visite surprise à Bagdad

Barack Obama a effectué mardi une visite surprise à Bagdad, une étape symbolique dans la capitale irakienne pour le président qui s'est engagé à retirer l'essentiel des troupes américaines du pays dans un délai de 19 mois. "Il y a encore beaucoup de travail à faire ici", a-t-il déclaré à son arrivée

"Il est important pour nous d'utiliser toute notre influence pour encourager les parties à résoudre les problèmes d'une manière équitable. Je pense que ma présence peut contribuer à cela", a-t-il ajouté.

A la descente de l'avion, le président américain a serré la main du général Ray Odierno, commandant en chef des forces américaines en Irak, avant de monter dans un 4X4 blindé pour se rendre à Camp Victory, la plus grande base militaire américaine en Irak.

Environ une heure après son arrivée, Barack Obama a participé à une rencontre avec 600 des 139.000 soldats américains stationnés en Irak. Selon son entourage, il devait remettre des médailles à dix d'entre eux.

Le président américain a décollé pour l'Irak seulement quelques heures après l'explosion d'une voiture piégée dans une banlieue à majorité chiite de la capitale. L'attentat a fait au moins 9 morts et 18 blessés mardi à Kazimiyah, près d'une mosquée où se rendaient les fidèles. Il s'agit du dernier soubresaut en date d'une violence qui a tué au moins 4.266 membres de l'armée américaine depuis mars 2003.

Cette visite surprise arrive à la fin du voyage qui a conduit le président américain à Londres pour le G-20, puis à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN, et devait se clore en Turquie.

S'exprimant mardi à Istanbul, devant des étudiants turcs, le président américain a cité l'Irak comme exemple du changement de politique qu'il souhaite impulser par rapport à son prédécesseur George W. Bush. "Faire bouger le navire étatique prend du temps", a-t-il souligné, rappelant son opposition de longue date à la guerre en Irak. "Maintenant que nous y sommes", le retrait des troupes américaines doit se faire "en faisant très attention à ne pas provoquer un plongeon dans la violence".

En poste depuis seulement onze semaines, Barack Obama a déjà annoncé son plan pour retirer l'essentiel des troupes américaines d'Irak dans un délai de 19 mois. Le retour des soldats doit débuter lentement, pour que les forces américaines puissent être présentes lors des élections irakiennes, avant de s'accélérer en 2010. Environ 50.000 soldats doivent toutefois rester dans le pays après ce délai de 19 mois pour poursuivre la lutte contre le terrorisme.

La visite de mardi à Bagdad était la troisième de Barack Obama en Irak, et la première en tant que président américain.

Pour des raisons de sécurité, la Maison Blanche a maintenu la visite secrète jusqu'au dernier moment. AP

Darfour: le mandat de la CPI sans effet sur la situation sécuritaire

Le mandat d'arrêt émis par la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir n'a pas eu "d'impact majeur" sur la situation sécuritaire au Darfour (Soudan-ouest), a estimé lundi le représentant de l'Union Africaine (UA) et de l'ONU pour la mission de paix au Darfour.

"La scène politique au Soudan est actuellement dominée par la décision" de la Cour pénale internationale d'émettre un mandat d'arrêt le 4 mars contre contre le président soudanais, a souligné devant le Conseil de paix et de sécurité de l'UA Rodolphe Adada, représentant spécial conjoint du président de la Commission de l'UA et du secrétaire général des Nations Unies.

 

"Contrairement à la plupart des scénarios et analyses alarmistes de ces derniers mois, cette décision n'a pas eu d'impact majeur au niveau sécuritaire, pas plus qu'elle n'a engendré une recrudescence de la violence", a-t-il déclaré dans sa présentation, dont l'AFP a obtenu copie.

 

"Conformément à ses engagements antérieurs, le gouvernement du Soudan a mis en place une série de mesures visant à renforcer la sécurité", a-t-il ajouté, rappelant que Khartoum a également "décidé de mettre fin aux activités de 16 ONG, internationales et nationales".

 

"Le départ immédiat de ces ONG a laissé un vide que les Nations Unies cherchent, en collaboration avec le gouvernement du Soudan, à combler", a précisé M. Adada.

 

La force de paix hybride ONU-UA au Darfour (Minuad) "a mobilisé de son côté ses forces, prenant toutes les dispositions nécessaires afin de faire face à toute éventualité de confrontation impliquant à la fois la population civile et les personnes déplacées", a-t-il indiqué.

 

Le diplomate, qui s'adressera également au Conseil de sécurité de l'ONU vers le 20 avril, a attiré l'attention du CPS sur "un facteur de risque particulier, celui des relations entre le Tchad et le Soudan".

 

"La Minuad suit avec inquiétude la situation à la frontière entre ces deux pays. La tension persiste et nous notons l'utilisation d'un langage martial. Je voudrais en appeler à votre conseil pour que des mesures soient prises au plus vite", a-t-il souligné.

Afrique du Sud: abandon des poursuites contre le favori à la présidence Zuma

Le Parquet général sud-africain a annoncé lundi l'abandon des poursuites pour corruption contre le favori à la présidence Jacob Zuma, mettant un terme à huit ans d'enquête à moins de trois semaines des élections générales. Il n'est ni possible ni désirable pour le NPA (services du procureur général) de continuer les poursuites contre M. Zuma", a indiqué le procureur général Mokotedi Mpshe lors d'une conférence de presse au siège du NPA à Pretoria.

 

Le procureur a motivé sa décision par la conduite "inappropriée" de Leonard McCarthy, qui était le chef des services d'enquête du NPA au moment de l'inculpation de Jacob Zuma.

 

Citant des extraits de conversations téléphoniques, M. Mpshe a estimé que M. McCarthy avait "abusé de ses pouvoirs" pour servir des motifs extérieurs à l'intérêt de la justice, au moment où il a décidé de la date de la mise en examen du leader.

 

"Cet abus de pouvoir (...) offense le sens de la justice et, dans ces conditions, il serait injuste de continuer les poursuites contre M. Zuma", a déclaré M. Mpshe, sans se prononcer sur le fond du dossier.

 

Le chef du Congrès national africain (ANC) avait été inculpé pour corruption, racket et fraude fiscale, en décembre 2007, quelques jours après avoir raflé la tête de l'ANC au président Thabo Mbeki.

 

Il était soupçonné d'avoir sollicité -- alors qu'il était vice-président du pays (1999-2005) -- des pots-de-vin auprès de la filiale sud-africaine du groupe d'armement français Thales pour la protéger d'une enquête judiciaire.

 

Jacob Zuma, qui devrait devenir président de la République après les élections générales du 22 avril, a toujours clamé son innocence, assurant être victime d'un complot politique visant à l'écarter du pouvoir.

 

Lundi, la décision du NPA a notamment été acclamée par 300 de ses partisans, réunis dans le centre de Johannesburg.

Royal demande pardon pour le discours de Sarkozy à Dakar

Ségolène Royal, en déplacement à Dakar, a demandé "pardon" à l'Afrique pour des propos jugés offensants prononcés par le président français Nicolas Sarkozy lors d'une visite au Sénégal il y a près de deux ans

Dans ce discours très controversé prononcé en juillet 2007 dans la capitale sénégalaise, le président français avait estimé que "l'homme africain n'était pas suffisamment entré dans l'Histoire".

Beaucoup d'intellectuels et d'hommes politiques africains avaient trouvé ce discours "offensant et insultant".

Ségolène Royal, qui est née à Dakar alors que son père servait dans l'armée coloniale française, a pris le contrepied du discours de Nicolas Sarkozy en magnifiant l'histoire africaine.

"Quelqu'un est venu vous dire à Dakar après tout cela que l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire. Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées," a-t-elle dit sous un tonnerre d'applaudissements dans l'enceinte de la maison du Parti socialiste sénégalais.

"Je vous le dis en confidence, ces paroles n'engagent ni la France, ni les Français", a ajouté l'adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de mai 2007.

"Honneur aux historiens de l'Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l'Afrique était le berceau de l'humanité mais qu'elle était avec l'Asie mineure le berceau de la civilisation humaine," a-t-elle encore dit.

Ségolène Royal a également demandé "pardon" pour les faits de la colonisation. "Pour tous ces maux que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert par nous et pour nous - ce sont des mots simples que j'ai envie de dire: pardon pour le passé".

La présidente de la région de Poitou-Charentes est en visite au Sénégal du 4 au 9 avril dans le cadre de la coopération entre sa région et celle de Fatick.

Edité par Alistair Thomson et Henri-Pierre André

Les avocats de Charles Taylor demandent son acquittement

Les avocats de l'ancien président du Liberia Charles Taylor, jugé pour crimes de guerre devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone à La Haye, ont demandé lundi que leur client soit acquitté, affirmant que le ministère public n'avait pas prouvé les lourdes charges retenues à son encontre

"Si vous examinez attentivement les éléments présentés (...), vous constaterez que les preuves manquent", a déclaré aux juges Morris Anyah, un des défenseurs de Taylor. "Vous ne trouverez aucune preuve" que Taylor est personnellement impliqué dans les crimes commis en Sierra Leone, a-t-il ajouté.

L'accusation doit répondre aux arguments de la défense jeudi. Aucune date n'a été fixée concernant la réponse des juges à la demande des avocats. Si elle est négative, ce qui semble probable, ces derniers devront entamer leur défense cet été. Un acquittement de Taylor à ce stade de la procédure serait surprenant, mais les juges pourraient décider d'abandonner ou de requalifier certaines charges.

L'accusation, qui a terminé la présentation de ses arguments en janvier, affirme que Taylor a orchestré des crimes au Sierra Leone depuis le Liberia voisin, où il a été président de 1997 à 2003. Au total, 91 témoins ont déposé contre lui après l'ouverture de son procès en 2007.

Taylor est accusé d'avoir orchestré les atrocités commises par les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) durant la décennie de guerre civile en Sierra Leone qui s'est achevée en 2002. Il doit répondre de 11 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment de meurtre, torture, viol, enrôlement d'enfants soldats et recours au travail forcé. On estime qu'un demi-million de personnes ont été tuées durant la guerre au Sierra Leone (1991-2002), alimentée par le trafic de diamants. AP

April 05, 2009

Ségolène Royal au Sénégal pour une visite axée sur le développement durable

DAKAR (AFP) - dimanche 05 avril 2009 - 20h42 - L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en France, Ségolène Royal, a entamé dimanche au Sénégal une visite de cinq jours "axé sur la question du développement durable", en se rendant dans la banlieue de Dakar à la rencontre de militants associatifs.

A Thiaroye, où elle s'était déjà rendue en septembre 2006, elle a retrouvé le "collectif des femmes pour la lutte contre l'immigration clandestine".

"Comme promis", la présidente de la région Poitou-Charentes a remis à ces femmes un camion frigorifique pour le transport des produits de la mer qu'elles commercialisent depuis peu, y voyant "une preuve d'une utopie qui se réalise".

S'adressant aux dizaines de femmes ayant perdu leurs fils en mer, partis en pirogue vers l'Espagne, elle a lancé: "Vous avez vécu le grand malheur de la disparition de vos enfants, mais vous vous êtes ressaisies, vous êtres allées puiser en vous-mêmes un courage extraordinaire".

Toutes vêtues de boubous turquoise, les femmes ont chanté, dansé et prié en l'honneur de "Madame Ségolène", "une soeur", née à Dakar il y a 55 ans.

Auparavant, Mme Royal avait déjeuné d'un riz au poisson - plat national - dans les locaux d'une association accueillant des "enfants de rue", à Pikine.

"La façon dont l'Afrique va choisir ses solutions de développement va nous aider, nous-mêmes, pays du Nord, à nous en sortir", a-t-elle assuré, présentant "la question du développement durable comme un axe fort de sa visite".

Mme Royal s'était entretenue dans la matinée, à son hôtel, avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.

"Marginaliser l'Afrique dans les instances internationales est non seulement une injustice mais une faute pour le monde entier", avait-elle déclaré, faisant écho au ministre qui avait jugé "anachronique" que le continent africain n'ait toujours pas de siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

Mme Royal, qui a échoué à l'automne à prendre la tête du Parti socialiste, n'a pas dit un mot de la politique française au premier jour de cette visite qui s'achèvera jeudi.

Elle prononcera lundi un discours à Dakar, après avoir été reçue par le président Abdoulaye Wade.

Marathon de Paris: victoire et record pour le kényan Vincent Kipruto

La 33e édition du marathon de Paris a révélé dimanche un nouveau talent, Vincent Kipruto, de l'insondable école kényane de fond, qui a remporté l'épreuve dans le temps record de 2 heures 05 min 47 sec.

L'ancienne marque de référence était la propriété de son compatriote Mike Rotich, vainqueur en 2003 en 2 h 06 min 33 sec.

Troisième du marathon de Reims l'an dernier, sa référence jusqu'à ce dimanche, Kipruto, 22 ans, a fait exploser dans le Bois de Boulogne un groupe d'une quinzaine de concurrents.

Il a précédé l'Ethiopien Bazu Worku (2 h 06:15.), pas encore 19 ans et vainqueur il y a un mois du semi-marathon de Paris, et un autre Kenyan, David Kyeng (2 h 06:26.). L'Ethiopien Yemane Adhane, 4e, est également descendu ( 2 h 06:30) sous l'ancienne marque de Rotich.

"Je savais dans ma tête que je pouvais faire moins de 2 heures 06 min", a déclaré le vainqueur. Les lièvres avaient idéalement lancé la course, passant au semi-marathon (21,097 km) en 1 h 02 min 45 sec.

L'an dernier, l'épreuve avait déjà permis de découvrir un grand talent, l'Ethiopien Tsegaye Kebede, médaillé de bronze aux JO quatre mois plus tard à Pékin. C'est le chemin de la découverte emprunté par les organisateurs parisiens qui ne peuvent pas lutter financièrement avec leurs collègues de Londres ou Berlin.

Chez les dames, l'Ethiopie a sans surprise dominé le champ en plaçant deux représentantes devant. Comme Kipruto, Atsede Bayisa, 22 ans, a démarré dans le Bois de Boulogne pour précéder, en 2 h 24 min 42 sec, sa compatriote Aselefech Mergia et la Française Christelle Daunay, qui a pulvérisé son record national en 2 h 25 min 43 sec.

Si Bayisa a fait descendre son meilleur temps précédent de plus de quatre minutes, Mergia débutait, pour sa part, sur les 42,195 km

Zimbabwe: Morgan Tsvangirai frappé par une nouvelle tragédie

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a perdu son petit-fils âgé de deux ans, un mois après la mort accidentelle de sa femme, a annoncé dimanche son porte-parole.

Son petit-fils Sean s'est noyé samedi après-midi dans la piscine de la maison de Morgan Tsvangirai à située à Harare, a déclaré le porte-parole, James Maridadi.

L'enfant sera enterré lundi à Buhera, au sud-est d'Harare, aux côtés de sa grand-mère Susan, morte le 6 mars dans un accident de la route au cours duquel Tsvangirai lui-même avait été blessé.

Sean était le fils de Garikai Tsvangirai et de son épouse Lilian qui vivent au Canada, a ajouté le porte-parole.

Le couple était venu du Canada pour assister aux funérailles de Susan Tsvangirai et devait rentrer lundi, a-t-il expliqué.

A l'annonce de la mort de son petit-fils, Tsvangirai a quitté une réunion du gouvernement qui se tenait à Victoria Falls pour rentrer chez lui.

Morgan Tsvangirai est devenu Premier ministre dans le nouveau gouvernement d'union formé avec son rival de longue date, Robert Mugabe, en février dernier.

April 04, 2009

Thabo Mbeki: le conflit au Darfour "dure depuis trop longtemps"

KHARTOUM (AFP) - samedi 04 avril 2009 - 22h59 - Le conflit au Darfour "dure depuis trop longtemps", a affirmé samedi soir l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki à l'issue d'un entretien avec le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Ce conflit "dure depuis trop longtemps. Il est très onéreux à plusieurs égards. Quelque chose doit être fait pour y mettre fin le plus vite possible", a déclaré M. Mbeki à la presse à Khartoum.

Il préside un groupe de haut niveau de l'Union africaine (UA) --aussi composé des anciens présidents du Burundi, Pierre Buyoya, et nigérian Abdusalami Abubakar-- qui a pour mandat d'étudier la situation au Darfour et de soumettre des recommandations au Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

Le président soudanais Omar el-Béchir (D) et l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki, le 4 avril 2009 à Khartoum La délégation de l'UA s'est entretenue cette semaine avec des dirigeants soudanais, des chefs tribaux du Darfour, des représentants des déplacés et les responsables de la mission de maintien de la paix UA-ONU au Darfour (Minuad) avant de clôturer sa première visite officielle par un entretien avec le président Béchir.

"Nous avons été très contents lorsque le président a dit qu'un ordre avait été donné à tous les ministères et les agences afin qu'ils coopèrent entièrement avec le panel" de l'UA, a expliqué M. Mbeki.

La CPI a émis le 4 mars un mandat d'arrêt contre M. Béchir pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à un conflit complexe qui a déplacé 2,7 millions de personnes.

 

"L'Union africaine n'a pas demandé au panel de se pencher sur la question de la CPI", a averti M. Mbeki dont le groupe évaluera toutefois l'impact de l'expulsion par Khartoum de 13 ONG internationales sur la situation humanitaire au Darfour.

Le régime de transition malgache prévoit une présidentielle en octobre 2010

 ANTANANARIVO (AFP) - vendredi 03 avril 2009 - 20h06 - Les autorités de transition à Madagascar, dont la prise de pouvoir est contestée par la communauté internationale, ont proposé une élection présidentielle en octobre 2010, à l'issue de deux jours d'assises nationales.

Ces assises "marquent le coup d'envoi du renouveau démocratique et préfigurent déjà la force de la démocratie que nous voulons sauver à Madagascar", a déclaré dans son discours de clôture le nouvel homme fort de Madagascar et président de la Haute autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina.

"Concernant les calendriers électoraux, sous réserve de l'adoption du projet de Constitution validée par la Conférence nationale, les assises recommandent les échéances suivantes: une Conférence nationale avant le 26 juin (2009), un référendum constitutionnel en septembre (2009), une élection présidentielle en octobre 2010", selon le texte final adopté.

Des élections législatives sont également annoncées pour mars 2010. Le nouveau régime a en effet suspendu le Parlement le 19 mars.

Le texte final ne précise pas si M. Rajoelina ou le président malgache déchu, Marc Ravalomanana, seront autorisés à participer à cette élection. Dans l'actuelle Constitution, un candidat à la présidence doit avoir au moins 40 ans, alors que M. Rajoelina n'en a que 34 aujourd'hui.

Ces assises ont été boycottées par le parti TIM de M. Ravalomanana, qui a organisé depuis plusieurs jours des manifestations à Antananarivo de plusieurs milliers de partisans de la "légalité" et du retour de M. Ravalomanana.

Le TIM, en collaboration avec un comité de parlementaires, a organisé ce vendredi des "contre-assises" ayant réuni plusieurs centaines de personnes.

Lâché par l'armée, M. Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard à M. Rajoelina, alors chef de l'opposition.

Ces transferts de pouvoir ont été validés par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache.

Madagascar est plongé depuis fin janvier dans sa pire crise politique et sociale depuis 2002, qui a fait plus d'une centaine de morts.

Ces assises nationales ont réuni jeudi et vendredi quelque 1.200 participants (membres de la transition, responsables militaires et religieux, partis politiques, société civile).

Selon les recommandations des assises, la Conférence nationale sera chargée de plancher sur les réformes de la Constitution et du code électoral, en se basant sur des conférences régionales qui devraient être organisées en mai dans les 22 régions de la Grande-Ile.

En outre, les assises ont recommandé la mise en place d'une Commission nationale indépendante et d'un comité économique chargé de proposer des mesures d'urgence pour relancer l'économie.

Elles recommandent aussi "la mise en place d'un comité des forces armées chargé de veiller à l'unité des forces armées et de renforcer l'ordre et la sécurité publique", ainsi que d'un "comité socio-culturel" pour proposer "des mesures d'urgence pour rétablir la paix sociale et sauvegarder les valeurs malgaches".

Depuis la mi-mars, M. Rajoelina s'efforce d'asseoir son pouvoir malgré les condamnations de la communauté internationale, qui a jugé cette prise de pouvoir "inconstitutionnelle" et réclamé la tenue "rapide" d'élections.

L'Union africaine (UA), la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".

Obama superstar des jeunes

A Strasbourg, la capitale alsacienne qui accueille ce vendredi 3 avril le sommet de l'OTAN, la star incontestée, comme au G20 de Londres la veille, c'est Barack Obama. Avant de partir en Allemagne pour des entretiens avec Angela Merckel, quelques milliers de lycéens et d'étudiants ont pu lui poser des questions. Les jeunes Français et Allemands ont manifestement été conquis par le président américain.

Levés à l’aube pour se soumettre aux contrôles de sécurité, les 4 000 jeunes Français et Allemands invités à débattre avec le président américain patientent dans les gradins du hall Rhénus, habituellement dévolu aux compétitions de basket ball. « Cela fait six heures que nous attendons » soupire Perrine, une lycéenne de 17 ans. Mais à l’annonce de l’arrivée du couple présidentiel, elle se lève et applaudit à tout rompre. « Je n’y crois pas, il encore plus beau qu’à la télé » hurle-t-elle à sa voisine.

«Bon après-midi, Guten Tag » lance Barack Obama. Dans les gradins, la foule exulte. Le président américain savoure l’ovation et entame son discours. « Je suis venu en Europe pour renouveler notre partenariat. » explique-t-il, « L’Amérique doit écouter ses alliés, mais ses alliés doivent porter leur part du fardeau. L’Amérique change, mais l’Amérique ne peut pas tout changer. Ensemble nous devons trouver des solutions à nos problèmes communs. » Eloquent et jamais à court d’exemples, le président américain développe sa vision d’un monde plus solidaire, plus fraternel, mais sans angélisme : « Nous devons éradiquer la pauvreté, non par simple altruisme, mais parce que nos destins sont liés. Nous devons œuvrer pour notre prospérité commune. Il faudrait  par exemple que  les indiens viennent en Europe acheter des frigidaires. Mais aujourd’hui, la majorité d’entre eux n’a pas l’électricité. »  

A propos de l’Afghanistan il assure : « Nous n’avons aucun intérêt à occuper ce pays. Nous avons assez de travail de reconstruction à mener aux Etats-Unis. »

Habilement, Barack Obama mêle l’anecdote à son discours, joue avec la foule, parle de lui, de sa famille, fait rire l’assistance lorsqu’en réponse à une question il évoque les avantages et les inconvénients de sa fonction : « Je n’ai plus de vie privée, plus guère d’intimité ; j’aimerais m’asseoir à une terrasse de café à Strasbourg et regarder les gens passer. Cela m’est devenu impossible. Mais en même temps, j’ai un très joli bureau situé juste à côté de ma chambre à coucher».

Puis Barack Obama reprend son sérieux et livre à l’assistance sa leçon de vie : « J’ai compris très jeune une chose essentielle : si vous ne pensez qu’à vous, qu’à l’argent que vous pouvez gagner, votre vie deviendra étriquée. Vous devez vous engager pour la communauté, vous demander ce que vous pouvez faire pour les autres. Ainsi seulement, vous vivrez de belles aventures. »

Le président repart, accompagné de son épouse, au cœur d’une nuée d’agents de sécurité. Dans les gradins, sa prestation a  fait mouche. « Il est impressionnant, charismatique, il nous donne envie de croire en la politique. Il nous donne confiance et nous porte vers l’avenir» déclare Xavier, 19 ans. Et Sylvain, son voisin, renchérit : « On a l’impression qu’il n’est pas qu’un président américain. Il est nettement au dessus du  lot. J’adhère à son discours. Il incarne une sorte de présidence mondiale. Un chef d’Etat comme cela, tout le monde en rêve..»

 

Barack Obama s'adresse aux jeunes à Strasbourg

« Nous avons fait preuve d'arrogance envers l'Europe, mais en Europe il existe un anti-américanisme occasionnel qui peut aussi être insidieux... Je suis venu cette semaine en Europe pour renouveler notre partenariat. »