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January 27, 2009

Des parlementaires congolais opposés à la visite de Sarkozy en RDC

Un groupe de parlementaires de l'opposition en République démocratique du Congo se dit hostile à la visite prévue en mars à Kinshasa du président Nicolas Sarkozy, dans une déclaration reçue lundi par l'AFP.

"La visite du président Nicolas Sarkozy prévue pour mars prochain, pour autant qu'elle met en danger les intérêts fondamentaux du peuple congolais, n'est pas souhaitable", souligne ce groupe de députés et sénateurs de l'opposition politique dans un texte publié à l'issue d'une réunion tenue à Kinshasa.

Le président français, en recevant les voeux du corps diplomatique à Paris, avait évoqué "la place, la question de l'avenir du Rwanda", pays "à la démographie dynamique et à la superficie petite" et "la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières".

M. Sarkozy plaidait en faveur d'une "nouvelle approche" pour régler "de façon globale" les problèmes d'instabilité dans la région des Grands Lacs.

"Il faudra bien qu'à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres?", avait-il ajouté.

Ces propos avaient suscité une levée de bouclier en RDC, notamment dans la presse kinoise, qui parlait de projet de "balkanisation" de la RDC.

Les parlementaires rappellent qu'"autant l'organisation des richesses frontalières de la RDC paraît étrange, autant sa proposition relative au partage de l'espace et des richesses de notre pays est étrange".

Les parlementaires, tout en reconnaissant au président français "le droit de plaire au Rwanda, lui dénient cependant le droit d'offrir la RDC en holocauste en vue de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda".

Enfin, ce groupe de l'oppositon congolaise soutient que le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation et l'inaliénabilié du territoire congolais demeurent des constantes de la politique de leur pays.

Impasse au sommet de Pretoria sur le Zimbabwe

Le président sud-africain Kgalema Motlanthe.Le sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) convoqué pour tenter de sortir le Zimbabwe de l'impasse politique n'a pas donné de résultat, a déclaré un représentant de l'opposition zimbabwéenne

"Il y a un monde entre nous", a-t-il déclaré en marge de ce sommet organisé à Pretoria pour exhorter le président zimbabwéen Robert Mugabe et ses opposants à mettre en oeuvre l'accord de partage du pouvoir conclu en septembre.

L'accord en question, signé par la Zanu-PF de Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai prévoit le maintien du chef de l'Etat à son poste et la création de celui de Premier ministre, qui reviendrait à Tsvangirai, mais les deux camps ne parviennent pas à s'entendre sur l'attribution des portefeuilles clés de Intérieur, des Finances et de l'Information notamment.

"Nous ne pouvons pas continuer à discuter indéfiniment sans passer à la pratique. Ce sommet extraordinaire a pour but de parvenir à une décision définitive sur le sujet (...) afin que toute notre énergie puisse se porter sur la lutte contre la pauvreté dans toute la région", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe.

Mugabe, dont la réélection émaillée de violences, en juin, est contestée par de nombreux pays, a exhorté ses opposants à participer à un gouvernement d'union, mais a prévenu qu'il se passerait d'eux si nécessaire.

De son côté, Tsvangirai juge impossible de partager le pouvoir tant que des militants de son parti seront emprisonnés.

L'UE ÉTEND SES SANCTIONS

Quelle que soit l'issue du sommet de Pretoria, Mugabe va former un gouvernement, a répété lundi le vice-ministre zimbabwéen de l'Information, Bright Matonga, sur l'antenne de la radio sud-africaine SAFM, ajoutant qu'une place serait temporairement réservée à Tsvangirai s'il décide d'y siéger.

Si certains des 15 membres de la SADC, comme le Bostwana ou la Zambie, ont haussé le ton face à Mugabe, la plupart des voisins du Zimbabwe voient encore en lui le héros de l'indépendance.

Le chef d'Etat a précipité l'ancienne colonie britannique dans une profonde crise économique, doublée d'une situation humanitaire désastreuse: l'inflation est la plus élevée au monde, les vivres et l'énergie font cruellement défaut et une épidémie de choléra a fait près de 2.900 morts depuis août.

Les puissances occidentales, qui ont réclamé à plusieurs reprises la démission de Mugabe, conditionnent leur aide financière à l'arrivée aux affaires d'un gouvernement démocratique qui serait en mesure d'entreprendre des réformes économiques.

L'Union européenne a étendu lundi ses sanctions à 27 individus et 36 entreprises liés du président zimbabwéen et a réclamé une enquête dans l'industrie du diamant.

Version française Grégory Blachier et Jean-Philippe Lefief

Le maire d'Antananarivo durcit son bras de fer avec le pouvoir, un mort

Lundi, Rajoelina, surnommé Un manifestant a été tué lundi à Antananarivo en marge d'un rassemblement de dizaines de milliers de personnes à l'appel du maire Andry Rajoelina, devenu le principal opposant du président malgache et dont la nouvelle démonstration de force a tourné à l'émeute.

Ecourtant un séjour à l'étranger, le président Marc Ravalomanana est rentré dimanche à Antananarivo, déclarant vouloir "rétablir l'ordre" et "sauvegarder la République".

Les manifestants s'étaient rassemblés dans la matinée sur la place du 13 mai, haut lieu de la contestation malgache, à l'appel de M. Rajoelina qui dénonce depuis vendredi "une dictature" à Madagascar et avait lancé un mot d'ordre de grève générale pour ce lundi.

La situation demeurait volatile lundi soir à Antananarivo. L'essentiel des manifestants avait toutefois déserté les rues de la capitale, selon le correspondant de l'AFP.

"De notre côté, nous avons une victime par balles au niveau de la tête (qui est survenue) pendant l'assaut au siège de la télévision privée MBS", de Marc Ravalomanana, a déclaré à l'AFP le premier adjoint au maire, Andriamahazo Nirhy-Lanto, précisant que la victime était "un jeune homme".

Deux centrales d'achat situées à Antananarivo appartenant au groupe agro-alimentaire Tiko de Ravalomanana, ainsi que les locaux de sa télévision privée MBS, ont été pillés et saccagés, selon des sources concordantes. Des supermarchés avoisinants ont été pillés.

Les manifestants s'en étaient d'abord pris aux locaux de la radio nationale malgache (RNM), au centre d'Antananarivo, qu'ils ont saccagés et partiellement incendiés lundi matin.

De même, une centaine d'émeutiers avait pillé dans la matinée la maison d'un conseiller politique du président tandis que des partisans du maire érigeaient des barrages routiers en divers points de la ville.

La France, dont Madagascar est une ancienne colonie, a exhorté lundi au respect de "l'ordre constitutionnel" et des principes démocratiques. "Nous considérons que seul un dialogue politique entre les parties permettra une solution pacifique à cette crise", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux.

L'adjoint au maire a souhaité "une négociation entre les deux parties demain (mardi)". "On a a pu montrer le rapport de force", a-t-il ajouté.

Lundi, Rajoelina, surnommé "TGV" pour son caractère fonceur, a renouvelé ses virulentes critiques contre Ravalomanana malgré les mises en garde du régime et appelé à une nouvelle manifestation pour mardi matin.

"Le pouvoir appartient au peuple, il peut se l'accaparer. A chaque heure qui passe, le pouvoir prouve la dictature", a lancé le maire de 34 ans, juché sur un camion face à la foule.

Jeune entrepreneur, il entretient des rapports tendus avec le régime depuis son élection en indépendant à la mairie en décembre 2007.

January 21, 2009

Obama, une « voix nouvelle porteuse d’espoir », selon Nelson Mandela

Prix Nobel de la paix, icône du combat anti-apartheid, et ancien président d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a fait, ce mardi, l’éloge du nouveau président américain, Barack Obama. Dans une lettre qu’il a fait parvenir à ce dernier, il le présente comme « une voix nouvelle porteuse d’espoir » dans le monde. Nelson Mandela a également établi un parallèle entre « ce moment historique » et la transition de son pays vers la démocratie. Dans sa lettre, reprise par L’Express, Nelson Mandela écrit : « aujourd’hui nous reviennent en mémoire, d’une certaine façon, l’excitation et l’enthousiasme que notre pays a connu lors de sa transition vers la démocratie ». Il ajoute plus loin, « les gens, non seulement en Afrique du Sud mais dans le monde entier, ont cru que grâce aux efforts conjoints des hommes, l’injustice peut être vaincue et que tous peuvent connaître une vie meilleure ».

January 17, 2009

Des habitants de Mogadiscio regagnent leurs foyers après deux ans de combats

Des centaines de Somaliens, déplacés par deux ans de violents combats à Mogadiscio, ont commencé samedi à rentrer chez eux malgré la fragilité de la situation dans la foulée du retrait de l'armée éthiopienne

Deux jours après le départ des tout derniers soldats éthiopiens, des habitants de Mogadiscio profitaient de rares moments d'accalmie tandis que d'autres commençaient à retrouver leurs maisons dans cette ville ravagée par des années de guerre.

"J'ai vécu dans un camp près de Mogadiscio durant un an, après la mort de mon mari tué au cours d'une attaque de mortier dans le quartier de Suqaholaha", a déclaré Halimo Nur Hared, mère de six enfants, tout en posant des effets personnels dans sa maison.

"Je me sens en sécurité maintenant que les Ethiopiens ont quitté notre territoire".

"Je prie Allah pour qu'il n'y ait plus de combats après (le départ) des forces éthiopiennes de Mogadiscio. On rentre chez nous", a indiqué de son côté Mohamed Ali Hassan, père de quatre enfants, originaire du quartier Huriwa de la capitale.

L'armée éthiopienne, qui intervenait officiellement depuis fin 2006 aux côtés du gouvernement somalien, avait entamé son retrait de la capitale mardi pour l'achever jeudi, à la suite d'un accord conclu entre le gouvernement et l'aile modérée de l'opposition islamiste, signé fin octobre 2008 à Djibouti.

Fin 2006, le mouvement armé somalien des Tribunaux islamiques avait lancé un mouvement de guérilla, visant principalement des cibles éthiopiennes, mais également les forces gouvernementales et des soldats de maintien de la paix de l'Union africaine (UA).

A Addis Abeba, le général ougandais Francis Okelo, commandant de l'Amisom, a indiqué à la presse que la situation était "très calme à Mogadiscio" depuis trois jours.

"La situation s'est améliorée depuis le départ des Ethiopiens. Le calme est attribué aux efforts des anciens qui se sont prononcés ouvertement en faveur du processus de paix. De nombreuses personnes reviennent en ville", a-t-il ajouté.

Depuis vendredi, des islamistes somaliens modérés contrôlaient les principales bases désertées par les troupes éthiopiennes dans le cadre de leur plan de retrait du pays.

Ces miliciens s'étaient rendus maîtres la veille du bâtiment de l'ancien ministère de la Défense, du stade, d'une ancienne usine de pâtes et d'autres bases où les troupes éthiopiennes étaient stationnées depuis deux ans.

Ces miliciens sont fidèles à la branche de l'opposition islamiste somalienne engagée dans le processus de paix, et notamment le Premier ministre Nur Hassan Hussein.

L'autre branche de cette opposition, plus radicale, rejette tout accord politique avec les autorités de transition somalienne. Elle se traduit sur le terrain par une insurrection acharnée menée par des combattants extrémistes, les "shebab" (jeunesse).

La prise de contrôle des anciennes bases éthiopiennes par les miliciens islamistes a été critiquée jeudi par le maire de Mogadiscio, qui y voit une violation de l'accord de Djibouti.

Hasan Bile, un autre habitant de Mogadiscio, récemment revenu chez lui, craignait d'ailleurs de nouvelles violences. "Je redoute encore que certains combattants veuillent continuer la guerre, il se peut que le chaos à Mogadiscio ne soit pas encore terminé", a-t-il admis.

Des responsables municipaux ont de leur côté multiplié les appels à la vigilance.

"Nous appelons les combattants qui se trouvent dans les positions libérées par l'ennemi d'Allah et les civils qui retournent dans leurs maisons à être prudents avec les engins explosifs" dispersés dans la ville", a déclaré un responsable des Tribunaux islamiques, Abdirahin Ise Ado.

Algérie: le FLN annonce la candidature de Bouteflika à la présidentielle

Le dirigeant du Front de libération nationale (FLN, nationaliste) Abdelaziz Belkhadem a déclaré vendredi que le président Abdelaziz Bouteflika "annoncerait sa candidature" à la présidentielle d'avril après la convocation du corps électoral, a rapporté l'agence APS.

Le corps électoral doit être convoqué soixante jours avant le scrutin présidentiel, selon la loi.

M. Belkhadem a déclaré à la radio Chaîne III (francophone) qu'il ne pouvait avancer de date pour l'annonce de la candidature de M. Bouteflika, soulignant qu'elle n'interviendrait "qu'après la convocation du corps électoral" et "la fin des préparatifs du scrutin", selon l'agence APS.

La date précise de cette élection n'a pas été rendue publique.

Le FLN fait partie de l'Alliance présidentielle, composée également du Rassemblement national démocratique (RND, libéral) du premier ministre Ahmed Ouyahia et du Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste), qui appelle le président Abdelaziz Bouteflika à briguer un troisième mandat en 20090.

Elu en 1999, puis réélu en 2004, le président Abdelaziz Bouteflika ne s'est pas encore prononcé sur cette candidature.

Par ailleurs, M. Belkhadema a invité les poids-lourds de la politique à se porter candidats à l'élection présidentielle algérienne prévue en avril 2009, selon la même source.

"Rien n'empêche les candidats dits +lourds+ de se présenter", a-t-il dit, citant entre autres le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Saïd Sadi et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

Mme Hanoune a d'ores et déjà annoncé sa candidature mais le RDC a affirmé vendredi qu'il ne présenterait pas de candidat à ce scrutin.

Retour au Zimbabwe de M. Tsvangirai après plus de deux mois d'absence

HARARE (AFP) - samedi 17 janvier 2009 - 13h55 - Le chef de l'opposition et Premier ministre désigné du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, est rentré samedi au pays après plus de deux mois d'absence, en prévision d'une réunion avec le président Robert Mugabe sur le partage du pouvoir, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je suis heureux d'être de retour à la maison", a déclaré M. Tsvangirai à des journalistes à Harare.

"J'espère que la réunion apportera une solution à la crise", a ajouté le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui est arrivé à Harare en provenance de Johannesburg après plusieurs semaines de déplacements en Europe et en Afrique notamment pour plaider sa cause.

"Le MDC ne sera pas forcé à un accord qui ne correspond pas aux aspirations du peuple du Zimbabwe", a-t-il assuré.

Le 15 septembre, MM. Tsvangirai et Mugabe avaient conclu un accord censé mettre fin à la paralysie née de la victoire historique du MDC aux élections générales fin mars et de la réélection controversée de M. Mugabe fin juin. Le texte prévoyait que ce dernier reste président et que M. Tsvangirai devienne Premier ministre, mais il est resté jusqu'à présent lettre morte.

Le dirigeant du MDC avait quitté le Zimbabwe en novembre pour assister à un sommet à Johannesburg, où des dirigeants régionaux avaient tenté en vain de convaincre les deux rivaux zimbabwéens à parvenir à un compromis sur la formation d'un gouvernement d'unité nationale.

Depuis, M. Tsvangirai a effectué de nombreuses visites en Afrique et en Europe afin d'obtenir un soutien international, tandis que son pays s'enfonçait dans une crise plus profonde avec une épidémie meurtrière de choléra et une économie en déliquescence.

Le président sud-africain Kgalema Motlanthe conduira lundi une délégation de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) au Zimbabwe pour s'entretenir avec des responsables politiques dans ce pays et tenter de relancer le dialogue entre MM.

Selon l'accord du 15 septembre, il est garanti que les partis politiques ne seront victimes d'"aucune forme de harcèlement ou d'intimidation". Le MDC estime cependant que le gouvernement ne respecte pas cette clause, en poursuivant les arrestations des partisans de l'opposition.

L'annonce des résultats électoraux avait provoqué une vague de violences politiques qui avait fait plus de 180 morts, principalement parmi des sympathisants du MDC, selon Amnesty International.

Les Nations unies se sont alarmées vendredi du nombre croissant de victimes du choléra recensées dans des zones rurales du Zimbabwe faute de soins, indiquant que les campagnes de prévention de l'épidémie "ne marchaient pas".

L'épidémie a fait 2.225 morts depuis août, et 42.675 personnes ont été infectées, selon le dernier bilan communiqué vendredi après-midi par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

January 16, 2009

Guinée équatoriale: vol chez le président, plus de 6 millions EUR emportés

MALABO (AFP) - vendredi 16 janvier 2009 - 20h07 - Deux Paraguayens employés par le président équato-guinéen et son épouse ont subtilisé chez ce couple pour près de 4 milliards de FCFA (6,1 millions d'euros) en argent et objets de valeur, a appris l'AFP vendredi de source policière

Les Paraguayens - un couple également - "travaillaient depuis quelques années pour le président Teodoro Obiang Nguema et son épouse Constancia Mangue Nsue Okomo", s'occupant de leurs cliniques et résidences privées, a indiqué cette source.

Ils ont "profité, il y a deux semaines, de leur absence pour s'emparer des valises de FCFA, d'euros et de dollars, des bijoux, des objets de beaucoup de valeurs ainsi que des chéquiers et différents documents bancaires", a-t-elle expliqué.

Selon la même source, ils "semblent avoir bien préparé leur coup". Après leur forfait, ils se sont rendus à l'aéroport où ils ont "tranquillement fait leur formalités", parvenant à quitter la Guinée équatoriale à bord d'un vol régulier pour Madrid.

Le couple paraguayen était chargé de la gestion matérielle et financière des deux cliniques "Virgen de Guadalupe" des Obiang Nguema, l'une installée à Malabo, la capitale, et l'autre à Mongomo (centre-est), district natal des Obiang Nguema, sur la partie continentale du pays.

Les deux Sud-Américains s'occupaient également de l'entretien de certaines de leurs résidences privées.

Le président Obiang Nguema et son épouse sont propriétaires ou actionnaires majoritaires dans plusieurs sociétés dans le pays. Des entreprises souvent dirigées par des étrangers, notamment des ressortissants d'Amérique latine et d'Asie pour leurs cliniques, des Libanais pour les sociétés de BTP et d'infrastructures.

January 12, 2009

Mali: plus de 76.000 euros lors d'un téléthon pour les albinos africains

BAMAKO (AFP) - dimanche 11 janvier 2009 - 14h24 - Plus de 76.000 euros ont été recueillis samedi soir lors d'un téléthon organisé à Bamako en faveur des albinos victimes d'une recrudescence des crimes rituels dans plusieurs pays d'Afrique, a constaté l'AFP.

La campagne de collecte a permis d'engranger plus de 50 millions de francs CFA (plus de 76.000 euros), selon la Fondation Salif Keita du célèbre chanteur malien, à l'origine de ce premier téléthon organisé en Afrique pour venir en aide aux albinos.

La manifestation, qui a réuni un millier de personnes, s'est tenue en présence des présidents du Mali, Amadou Toumani Touré, et de l'île autonome de Grande Comore (Ngazidja) de l'Union des Comores, Mohamed Abdouloihabi, un albinos.

"Nous sommes noirs mais nous avons la peau blanche. J'aime ça, le métissage est joli", a entonné Salif Keita, également albinos.

Plusieurs artistes maliens dont Babani Koné et Oumou Sangaré ont participé à l'évènement organisé dans un contexte de recrudescence de crimes rituels à l'encontre des albinos dans plusieurs pays d'Afrique.

Dans des pays d'Afrique de l'Est notamment, leurs membres ou organes sont parfois utilisés par des sorciers pour confectionner des grigris porte-bonheur à l'attention des chercheurs d'or.

Nous serons toujours à côté d'eux, ce sont nos frères, nous les considérons comme tels", a déclaré à l'AFP le président malien.

Des albinos ont fait part de leur marginalisation sociale au cours du téléthon.

"On nous rejette", "quand on passe devant des gens, ils crachent pour conjurer le mauvais sort", "à l'école, les enseignants ne veulent pas nous mettre devant", ont témoigné plusieurs albinos maliens.

"A l'approche des élections, certains politiciens nous tuent pour faire des sacrifices, pour gagner les élections", a renchéri un autre.

"J'espère pouvoir un jour construire un hôpital pour soigner les albinos en Afrique. Quand ils vont à l'hôpital, généralement, personne ne veut toucher leur peau, les soigner, ce n'est pas normal", a dit à l'AFP Salif Keita.

L'albinisme est une maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux, des yeux, due à l'absence de mélanine dans le corps

Desmond Tutu appelle à un jeûne de solidarité avec les Zimbabwéens

desmon.jpgJOHANNESBURG (AFP) - dimanche 11 janvier 2009 - 12h06 - Le prix Nobel de la Paix sud-africain Desmond Tutu a appelé dimanche les Sud-Africains à jeûner symboliquement par solidarité avec les Zimbabwéens qui souffrent de la faim.

"Si l'on pouvait avoir plus de personnes disant 'je vais jeûner peut-être une fois par semaine juste pour m'identifier avec mes frères et soeurs du Zimbabwe'", a déclaré à la radio 702 l'ancien archevêque qui s'est lui-même engagé à pratiquer le jeûne une fois par semaine.

La coalition d'ONG Civicus a décidé d'organiser d'ici deux semaines cette "grève de la faim symbolique" pour sensibiliser le public sur la crise politique, humanitaire et économique au Zimbabwe voisin.

"Nous nous attendons à ce que plusieurs centaines de Sud-Africains se joignent à nous pour un, deux, trois, quatre jours ou plus", a indiqué à l'AFP le président de Civicus Kumi Naidoo, qui va se mettre en grève de la faim.

Il prévoit ensuite d'autres actions - des concerts de rock aux manifestations devant des ambassades zimbabwéennes - pour "mettre la pression sur le gouvernement sud-africain".

Civicus demande notamment à l'Afrique du Sud, qui préside la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), de condamner les enlèvements et tortures des opposants au régime, de s'assurer que l'aide humanitaire arrive bien aux destinataires et de ne plus considérer Robert Mugabe comme chef de l'Etat.

Fin décembre, M. Tutu avait vivement critiqué Pretoria pour son inaction face au président Mugabe.

Dans l'ancien grenier à blé de la région, des millions de Zimbabwéens sont menacés de famine, la production est au point mort, l'hyperinflation bat des records et une épidémie de choléra a fait plus de 1.800 morts.

Selon des ONG, jusqu'à trois millions de Zimbabwéens auraient fui leur pays pour se réfugier en Afrique du Sud, première puissance économique du continent.

January 10, 2009

Joueur africain 2008: cinq joueurs sélectionnés

La Confédération africaine de football (CAF) a d'ores et déjà sélectionné cinq joueurs pour le titre de joueur africain 2008 de l'année, ont indiqué samedi des officiels de cette instance.

Les Egyptiens Mohamed Aboutrika et Amr Zaki, le Togolais Emmanuel Adebayor le Ghanéen Michael Essien et l'Ivoirien Didier Drogba sont les cinq joueurs désignés pour cette distinction annuelle.

Le Malien Frédéric Kanouté avait été élu joueur africain de l'année 2007.

Selon le directeur de la communication de la CAF, Suleimanu Habuba, la cérémonie initialement prévue à Dakar, le 23 janvier aura lieu au Nigeria le 10 février. Habuba a également indiqué que l'assemblée générale de la CAF aurait lieu à Lagos, du 10 au 11 février.

Manifestations de soutien à Gaza en Europe et au Proche-Orient

Plusieurs villes d'Europe et du Proche-Orient ont été le théâtre de manifestations de protestation contre l'intervention militaire israélienne à Gaza, et certaines ont été ponctuées d'accrochages avec les forces de l'ordre.

Dans le centre de Londres, des policiers en tenues anti-émeutes se sont déployés face à quelque 20.000 manifestants qui agitaient des banderoles et des drapeaux palestiniens devant l'ambassade d'Israël.

A Oslo, la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des militants descendus dans les rues de la capitale norvégienne.

A Paris, environ 30.000 personnes selon la police, 100.000 selon les organisateurs, ont défilé entre la République et la Nation en signe de soutien aux Palestiniens. Des manifestations étaient organisées dans 80 villes françaises. Elles se sont déroulées pour la plupart dans le calme, mais quelques incidents ont eu lieu à Paris et à Nice.

"Nous sommes là pour exiger l'arrêt de cette guerre inacceptable, il y a plus de 800 victimes dont de nombreux enfants, des civils", a déclaré à Reuters la dirigeante communiste Marie-George Buffet, qui participait à la manifestation parisienne.

En Allemagne, plus de 40.000 personnes ont manifesté contre l'offensive israélienne dans différentes villes. En Irlande, des manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade d'Israël à Dublin avec un faux cercueil couvert de photos d'enfants palestiniens blessés ou morts.

Dans le sud du Liban, des milliers de chiites libanais rassemblés pour la fête de l'Achoura dans la ville de Nabatiyeh ont aussi protesté contre les opérations de l'armée israélienne à Gaza. Ils portaient des drapeaux palestiniens et du Hezbollah.

"Nous disons aux habitants de Gaza, aux personnes âgées de Gaza et aux héros de la résistance : Vous n'êtes pas seuls, nous sommes avec vous (...). La victoire est à vous, si Dieu le veut", a lancé à la foule un responsable du Hezbollah, Mohammed Raad.

Stephen Hird avec Tim Castle, Lefteris Papadimas, Jean-Baptiste Vey, Véronique Tison, Yaya Bayoumy, version française Philippe Bas-Rabérin

Le Canada, premier pays où se rendra Barack Obama en tant que président, selon son équipe de transition

Barack Obama envisage de se rendre au Canada pour son premier voyage à l'étranger en tant que président.

D'après des membres de l'équipe de transition, Barack Obama a choisi le pays voisin des Etats-Unis comme terrain de son premier déplacement à l'étranger après son installation à la Maison Blanche.

Aucune date concernant sa visite n'a été fournie.

Un responsable de l'équipe de transition a expliqué samedi que des collaborateurs du président-élu et le Premier ministre canadien Stephen Harper avaient discuté de cette visite au cours des derniers jours. Mais il a souligné que MM. Obama et Harper ne s'étaient pas entretenus directement de ce déplacement.

Barack Obama doit rencontrer lundi le président mexicain Felipe Calderon, lors de son premier entretien en personne avec un dirigeant international depuis son élection à la Maison Blanche. AP

Le Sirius Star quitte les eaux somaliennes, 6 pirates se noient

Des sources proches des négociations avaient état vendredi du versement de trois millions de dollars à un groupe de pirates à terre jeudi.Le superpétrolier saoudien Sirius Star quittait samedi les eaux de la Somalie après avoir été libéré la veille par des pirates somaliens qui l'avaient retenu avec son équipage pendant deux mois, a déclaré le ministre saoudien du pétrole Ali al-Nouaïmi.

Six des pirates somaliens sont morts noyés vendredi en évacuant le superpétrolier, a déclaré samedi à l'AFP leur chef, Mohamed Said, déplorant également la perte d'une partie de la rançon.

Leur embarcation a chaviré après la libération du navire, les pirates navigant à grande vitesse de peur d'être pris en chasse par la coalition internationale anti-piraterie, a-t-il expliqué joint au téléphone.

Le Sirius Star, qui appartient à Vela International Marine, filiale de transport maritime de la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures Aramco, "fait actuellement route pour quitter les eaux territoriales somaliennes", selon Ali al-Nouaïmi.

Vela avait auparavant confirmé la libération du bateau et affirmé que ses 25 membres d'équipage étaient en bonne santé.

Aucune indication en revanche n'a été fournie sur une éventuelle rançon que les pirates auraient touchée et qui, selon des informations non confirmées, serait de l'ordre de 3 millions de dollars.

"Je ne peux pas commenter ce genre d'informations", a déclaré un porte-parole de Vela, interrogé par l'AFP.

Dans un bref communiqué mis en ligne sur son site internet, Vela écrit que "le Sirius Star, avec tous ses membres d'équipage, ont été relâchés par leurs ravisseurs".

"Nous sommes très soulagés (...) que tous les membres d'équipage soient en bonne santé et qu'ils aient un bon moral", a déclaré le président de Vela, Saleh Kaaki, assurant leurs familles qu'ils "seront bientôt de retour chez eux".

"Durant cette épreuve, notre seul objectif était la sécurité et le retour rapide des membres d'équipage", a ajouté M. Kaaki dans le communiqué.

Cité par l'agence officielle saoudienne Spa, M. Nouaïmi a ajouté que "les informations confirment que tous les membres d'équipage du pétrolier se portent bien".

Vendredi, les pirates somaliens avaient annoncé avoir libéré le Sirius Star et tous ses membres d'équipage qu'ils détenaient depuis le 15 novembre.

Les pirates avaient réclamé le 19 novembre 25 millions de dollars pour relâcher le bateau mais avaient ensuite réduit leurs exigences financières.

Des sources proches des négociations avaient fait état vendredi du versement de trois millions de dollars à un groupe de pirates à terre jeudi.

L'équipage du Sirius Star est composé de 25 marins: deux Britanniques, deux Polonais, un Croate, un Saoudien, et 19 Philippins.

Le superpétrolier, lancé en 2008 et d'une valeur de 150 millions de dollars, était chargé de deux millions de barils de brut, une cargaison estimée à l'époque de sa capture à 100 millions de dollars.

Le bateau était ancré devant Harardhere, petit port devenu l'un des principaux repaires des bandits des mers.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, est l'opération de piraterie la plus spectaculaire menée à ce jour au large de la Somalie.

Le pétrolier croisait dans l'océan Indien à 890 km au sud-est de Mogadiscio lorsqu'il avait été pris en chasse par deux embarcations de pirates.

La prise du Sirius Star et l'augmentation des actes de piraterie ont précipité le déploiement d'imposantes forces navales étrangères au large de la Somalie.

January 09, 2009

USA/Liberia: le fils de Charles Taylor condamné à 97 ans de prison

"Chuckie" Taylor, fils de l'ex-dictateur du Liberia Charles Taylor, a été condamné vendredi par une cour fédérale de Miami (Floride, sud-est) à 97 ans de prison pour tortures et assassinats dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

La juge Cecilia Altonaga a estimé que rien ne justifiait une peine réduite, comme le réclamait la défense, estimant que "1.164 mois de prison (97 ans) est une peine appropriée" pour des crimes "comme la torture, condamnée par tous".

"Il est difficile d'imaginer rien de plus grave contre la dignité et la vie des êtres humains", a ajouté la juge. Elle n'a pas suivi les requêtes de la défense, qui considérait qu'une peine de 20 ans serait adaptée compte-tenu du jeune âge de "Chuckie", 22 ans, quand il avait commencé à travailler pour son père en période de guerre civile.

Il était à la tête des services antiterroristes lorsque son père dirigeait le Liberia de 1997 à 2003.

Charles Taylor Junior, âgé de 31 ans, né aux Etats-Unis et possédant la nationalité américaine, avait été reconnu coupable de complot d'assassinat et de tortures, entre avril 1999 et juillet 2003.

C'est la première fois que les Etats-Unis utilisent une loi fédérale votée en 1994 qui les autorise à juger les faits de tortures commis par des citoyens américains à l'étranger.

Menotté et vêtu d'une combinaison marron de prisonnier, Chuckie Taylor, la barbe longue et les deux bras tatoués a demandé pardon aux victimes. "Pardon à mes frères pour ce qui s'est passé pendant les 14 ans de guerre au Liberia (...) j'honorerai mes obligations quelle qu'elles soient", a-t-il dit, avant le prononcé de la peine.

Le dossier d'accusation décrit en détail plusieurs cas de tortures et de meurtres qu'il aurait dirigés ou ordonnés entre avril 1999 et juillet 2003. Y figurent notamment le cas d'une victime placée nue dans une fosse et recouverte de fourmis à la piqûre particulièrement douloureuse ou encore des tortures au moyen de chocs électriques, d'eau bouillante ou d'un fer à repasser.

Il était également accusé d'avoir abattu sommairement des personnes arrêtées à un barrage routier, d'en avoir poignardé d'autres avec une baïonnette ou encore d'avoir brûlé vives ses victimes.

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) juge actuellement Charles Taylor père pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pendant la guerre civile qui a déchiré ce pays de 1991 à 2001, faisant 120.000 morts. Le procès a été délocalisé à La Haye pour des raisons de sécurité.

RDC: Obasanjo rencontre le rebelle Nkunda dans l'est du pays

Interrogé au téléphone par l'AFP depuis Goma, le général Nkunda a confirmé la rencontre. Le médiateur de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), le nigérian Olusegun Obasanjo, s'est rendu vendredi matin dans l'est du pays où il a rencontré le chef rebelle Laurent Nkunda, a-t-on appris de sources concordantes.

"M. Obasanjo s'est rendu ce matin à Jomba pour rencontrer Nkunda", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Bertrand Bisimwa.

Leur rencontre s'est achevée en fin de matinée, a précisé au correspondant de l'AFP à Goma un proche collaborateur du chef rebelle.

Interrogé au téléphone par l'AFP depuis Goma, le général Nkunda a confirmé la rencontre. "Nous avons tablé sur des questions qui peuvent faire avancer les négociations de Nairobi", a expliqué le chef rebelle.

La localité de Jomba est située à environ 60 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, dans les territoires sous contrôle de la rébellion.

L'ex-président nigérian, désigné fin novembre par l'ONU pour trouver une issue à la crise dans l'est de la RDC, se trouvait jeudi à Kinshasa où il s'est entretenu avec le président congolais Joseph Kabila, avant de se rendre à Kigali.

Ces nouvelles consultations de M. Obasanjo interviennent alors que des négociations directes entre la rébellion et le gouvernement congolais ont repris mercredi à Nairobi.

Le CNDP connaît également une crise ouverte au sein de son leadership après que son chef d'état-major Bosco Ntaganda eut annoncé en début de semaine avoir limogé Laurent Nkunda.

Sur les négociations de Nairobi, "M. Obasanjo va s'entretenir au téléphone avec les présidents de l'assemblée nationale et du sénat (congolais)", a affirmé le général Nkunda.

Le médiateur de l'ONU "a dit que la Monuc s'était trompée sur l'occupation de (la ligne de front de) Kibati et il a promis qu'ils vérifieraient ça", a affirmé le chef rebelle.

Le CNDP affirme depuis deux semaines que l'armée gouvernementale congolaise a renforcé ses positions et procédé à des redéploiements sur cette ligne de front de Kibati, en périphérie nord de la ville de Goma. La Monuc a démenti ces allégations, provoquant le mécontentement du CNDP qui demandait depuis lors l'intervention de la médiation.

M. Obasanjo "a promis d'aider jusqu'à ce que la paix revienne en RDC", selon le général Nkunda. Après sa visite dans l'est de la RDC, le médiateur devait se rendre à Nairobi.

January 07, 2009

John Atta-Mills investi président du Ghana

Le président sortant du Ghana John Kufuor devait passer le relais mercredi, après huit ans au pouvoir, à son successeur John Atta-Mills qui prêtera serment lors d'une cérémonie en présence de plusieurs chefs d'Etat africains.Le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills, a prêté serment mercredi lors d'une cérémonie de passation de pouvoir avec son successeur John Kufuor qui se retire après huit ans à la tête du pays

"Je jure d'être le président du Ghana et de gouverner selon la Constitution du Ghana", a déclaré le nouveau dirigeant, 64 ans, issu des rangs de l'opposition.

Vêtu d'un boubou blanc et d'un kente, tissu traditionnel ghanéen, John Atta-Mills a prêté serment sur la bible, en présence de la procureur du Ghana, Georgina Wood.

La cérémonie s'est déroulée sur la plus grande place d'Accra, décorée aux couleurs du drapeau ghanéen - rouge, jaune, vert et noir -, en présence de plusieurs chefs d'Etat africains et de milliers de Ghanéens en liesse.

C'est la deuxième fois en dix ans qu'un président élu transmet le pouvoir à l'opposition à l'issue d'un scrutin régulier dans cette nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants, érigée en modèle de démocratie pour l'Afrique.

M. Atta-Mills, qui représentait l'opposition sous la bannière du Congrès national démocratique (NDC), a remporté de justesse la présidentielle, dont les résultats ont été annoncés samedi, face au candidat du pouvoir Nana Akufo-Addo (Nouveau parti patriotique, NPP).

Juriste et ancien vice-président de Jerry Rawlings, il se présentait au poste suprême pour la troisième fois, après avoir été défait en 2000 et 2004 par John Kufuor.

"Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère (...) et j'espère tirer profit des expériences des deux précédents présidents du Ghana pour construire un Ghana meilleur", a-t-il déclaré.

Son vice-président, John Dramani Mahama, a également prêté serment.

John Kufuor, 70 ans, un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d'économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale, a tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu'il n'a pas cherché à repousser.

Il n'a pas pris la parole lors de la passation de pouvoir.

Les présidents ivoirien Laurent Gbagbo, burkinabé Blaise Compaoré, sierra-léonais Ernest Koroma, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar'Adua et béninois Thomas Boni Yayi étaient présents à la cérémonie.

Le secrétaire d'Etat britannique à l'Afrique, Mark Malloch-Brown, y a aussi pris part, représentant l'ancienne puissance coloniale, dont le Ghana est devenu indépendant en 1957, avec Kwame Nkrumah comme premier président.

La présidentielle, déroulée sans heurts malgré des tensions croissantes sur la fin qui avaient fait craindre des affrontements, a été unanimement saluée par les dirigeants étrangers alors que l'année 2008, en Afrique, a été marquée par des violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe.

Bien que l'alternance du pouvoir au Ghana soit générale, le Parlement ayant aussi basculé à la faveur du NDC à l'issue des législatives du 7 décembre, les observateurs s'attendent à une transition en douceur.

John Atta-Mills, qui a prôné le changement tout au long de sa campagne, s'était engagé lundi à "continuer les projets initiés par le président Kufuor, à maintenir la paix et la stabilité et à promouvoir l'unité".

Aucun changement de cap majeur n'est attendu dans le domaine de l'économie, mais la nouvelle équipe devra composer avec la crise financière internationale et apporter des réponses satisfaisantes à l'électorat populaire qui l'a portée au pouvoir, estimait Yaw Kwakwa, analyste du cabinent Generation Investment.

John Atta-Mills aura également pour tâche de gérer, à partir de 2010, le début de la production commerciale de pétrole découvert au large des côtes du pays en 2007. Le Ghana est déjà un important producteur d'or et de cacao.

January 02, 2009

Vote décisif de la dernière circonscription du pays

Les électeurs de Tain, dans le nord du pays, sont appelés à choisir le prochain président ghanéen. Le parti au pouvoir réclame toutefois l'annulation du vote dans cette circonscription censée décider de l'issue du scrutin.

AFP - Les opérations de vote ont démarré vendredi matin à Tain, la dernière circonscription du Ghana à se prononcer dans la présidentielle, un suffrage décisif contesté par le parti au pouvoir.

Les agents du Nouveau parti patriotique (NPP, au pouvoir) n'étaient pas présents dans plusieurs bureaux de vote, ont constaté un photographe de l'AFP ainsi que des journalistes locaux.

Ce parti a demandé jeudi soir l'annulation de ce suffrage et on ne savait pas immédiatement si les électeurs du NPP participeraient ou non au vote.

Cinquante-trois mille électeurs sont appelés à se rendre aux urnes dans ce district du centre-ouest du Ghana pour départager les deux candidats à la succession de John Kufuor, l'opposant John Atta-Mills du Congrès national démocratique (NDC), et Nana Akufo-Addo, du NPP.

Tain n'avait pas pu voter dimanche pour le deuxième tour des présidentielles pour des raisons logistiques.