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November 23, 2008

Libertés en recul, Constitution tripatouillée,…: L’Afrique épingle le Sénégal

La liberté de presse et d’expression fait défaut au Sénégal. C’est le constat fait par la Commission africaine des droits de l’Homme lors de sa 44e Session qui se tient actuellement à Abuja. D’ailleurs, révèlent les Ong sénégalaises qui ont pris part à la rencontre, une correspondance a été adressée au chef de l’Etat sur les agressions faites aux journalistes et l’absence de liberté d’expression. La 44e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme a servi de prétexte aux organisations des droits de l’homme (Ondh, Raddho, Facmo (Forum africain pour le contrôle civil du maintien de l’Ordre) pour relever les dérives dont le pouvoir fait montre dans le domaine des libertés. Rien ne semble être laissé en rade. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, président de l’Ondh, devant la Commission qui a pour mission de promouvoir et d’assurer la protection des droits de l’Homme, ils ont eu à dévoiler les réalités qui se vivent au Sénégal afin de montrer combien il y a urgence à sévir. A l’en croire, ce qui a le plus retenu l’attention des participant à cette session, «c’est bien l’absence de la liberté d’expression au Sénégal avec comme exemple le cas de Kambel Dieng et de Kara Thioune».

«Nous avons noté qu’au-delà des Ong sénégalaise, beaucoup d’étrangers se sont intéressés à ce qui se passe au Sénégal.» C’est pour dire, indique-t-il, «la liberté d’expression est l’épine dorsale de la démocratie. Ce qui a amené la commissaire Panzi, désignée par la Commission comme rapporteur et, par ailleurs, présidente de la Commission électorale indépendante en Afrique du Sud, à interpeller par voie verbale le chef de l’Etat par rapport aux agressions contres les journalistes, par rapport aux fermetures de journaux, aux convocations intempestives à la Dic», renseigne le patron de l’Ondh.
La commissaire compte venir même au Sénégal pour faire un rapport beaucoup plus détaillé sur la liberté d’expression.

Seulement, déplore le défenseur des droits humains, depuis l’affaire de Kambel jusqu’à nos jours, «il n’y a aucun acte concret allant dans le sens de la manifestation de la vérité».
Pour Me Ndiaye, le fait d’entendre à nouveau Kara Thioune et Kambel Dieng par les éléments de la Gendarmerie est un retour à l’enquête préliminaire qui, à son sens, est de loin dépassée. L’avocat reste convaincu que ce cas est qualifié de flagrant délit où la matérialisation des faits et l’impunité ne se posent pas. Il pense qu’il faut du courage pour aller vers une procédure rapide. L’affaire Dominique Lopy, la fermeture de certains journaux comme 24 H Chrono, la répression des consuméristes lors de leur sit-in au Front de terre et les pressions exercées sur les maisons d’éditions ne sont pas laissés en rade par la Commission africaine.

LE SENEGAL PASSE DEVANT L’ONU EN FEVRIER 2009
Les droits civils et politiques, le tripatouillage de la Constitution, le coup d’Etat en Mauritanie et les problèmes de la Somalie et de la Rdc ont fait l’objet de discussion au cours de cette rencontre. Mais, annonce Me Assane Dioma Ndiaye, les Ong ont saisi le Comité des Nations unies contre la torture. Et que le Sénégal aura à passer devant la Commission des droits de l’Homme des Nations-Unies au mois de février.
Mais, avant tout, le président de l’Ondh demande aux autorités sénégalaises de respecter la convention contre les tortures.

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Par Justin GOMIS

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Un journaliste de radio Okapi assassiné

Didace Namujimbo, journaliste à radio Okapi, a été abattu par balle à bout portant vendredi soir par des inconnus à Bukavu. Il est le second journaliste de cette radio parrainée par les Nations unies assassiné dans cette ville, capitale de la province du Sud-Kivu. La Mission des Nations unies au Congo (Monuc) a déclaré ne rien savoir de l'identité des agresseurs.

Quand deux ministres en viennent aux mains…

À Lomé, l’ambiance est électrique dans le gouvernement formé le 15 septembre par le nouveau Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Rien ne va plus entre le très influent ministre d’État et de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, et le nouveau ministre de l’Urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati.

Les deux hommes appartiennent au même parti, le Rassemblement du peuple togolais du président Faure Gnassingbé, mais se disputent la supervision des marchés publics dans les grandes villes. Le 4 novembre, le Premier ministre les a convoqués pour calmer le jeu. Mais le ton est monté. Les deux ministres en sont venus aux mains. Ils n’ont pu être séparés que par les gardes de la primature. Le chef de l’État est très irrité par cette affaire.

http://www.jeuneafrique.com/pays/togo/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN16118quandsniamx0

Le Président Ben Ali confère avec le Premier ministre-onférence sur l’investissement à Gafsa: assurer le suivi de la concrétisation des résultats

• Signature d’un décret portant augmentation de 10 à 20% de l’avance des marchés publics aux PME

• 62 projets retenus permettant la création de 4.000 emplois à Gafsa

• Tunisie-Espagne : impulser davantage la coopération et intensifier les projets de partenariat
• Entreprises non résidentes : possibilité de financement par le secteur bancaire pour l’acquisition d’équipements fabriqués en Tunisie

• Le Premier ministre chargé de présenter la déclaration du gouvernement au sujet de la balance économique et du projet de budget de l’Etat

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a conféré, hier matin, avec M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre.

Le Chef de l’Etat a procédé, au cours de la réunion, à la signature d’un décret portant augmentation, de 10 à 20%, de l’avance consentie au titre des marchés publics confiés aux petites et moyennes entreprises, en concrétisation de la décision qu’il a annoncée le 7 novembre.

Le Président de la République a, d’autre part, reçu du Premier ministre un rapport sur la réunion de haut niveau tuniso-espagnole tenue jeudi à Madrid. Il a exprimé sa satisfaction de la dynamique que connaissent les relations entre les deux pays amis et recommandé d’assurer le suivi des orientations issues de cette réunion afin d’impulser davantage la coopération bilatérale et intensifier les projets de partenariat.




Il a exprimé sa satisfaction de la dynamique que connaissent les relations entre les deux pays amis et recommandé d’assurer le suivi des orientations issues de cette réunion afin d’impulser davantage la coopération bilatérale et intensifier les projets de partenariat.

Sur un autre plan, le Chef de l’Etat s’est intéressé à la teneur de la dernière réunion de la commission de suivi de la situation financière et économique mondiale.

Il a ordonné, à ce sujet, de consacrer une ligne de financement en devises étrangères aux environs de 100 millions d’euros aux entreprises non résidentes et de permettre à cette catégorie d’entreprises d’obtenir des financements du secteur bancaire en dinar tunisien pour l’acquisition d’équipements fabriqués en Tunisie, afin de renforcer l’encadrement des entreprises exportatrices pour qu’elles puissent faire face aux exigences de l’étape actuelle.

Le Président de la République a, d’autre part, pris connaissance des résultats de la conférence sur l’investissement, organisée la semaine dernière dans le gouvernorat de Gafsa et au terme de laquelle des banques et des sociétés d’investissement ont donné leur accord pour le financement de 62 projets d’un coût total de 160 millions de dinars, de manière à permettre la création de près de 4.000 postes d’emploi.

Il a recommandé d’assurer le suivi de la concrétisation de ces résultats et de poursuivre l’organisation de telles manifestations dans les différentes régions du pays.

Sur un autre plan, le Chef de l’Etat a chargé le Premier ministre de présenter la déclaration du gouvernement au sujet de la balance économique et du projet de budget de l’Etat pour l’année 2009 devant la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers.

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M. Ban Ki-moon : l’Accord de Djibouti reste ouvert à tous les Somaliens

Mme Marie Okabe, Porte-parole adjointe du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a indiqué mercredi à la presse, que le Secrétaire général de l’ONU, dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la Somalie, « a déclaré que l’Accord de Djibouti reste ouvert à tous les Somaliens.»
« Il leur a tous demandé de se joindre au processus qui a été lancé, de le suivre fidèlement et de s’engager sans condition en faveur de la paix », a t-elle dit.

Mme Marie Okabe a ajouté que M. Ban Ki-moon a souligné que « la détérioration de la situation sécuritaire, en particulier dans les régions du sud et du centre, pose un immense défi non seulement pour les efforts de réconciliation mais également pour l’acheminement de l’aide humanitaire. »

Le Secrétaire général, a t-elle expliqué, a affirmé que « la Mission de l’Union africaine en Somalie mérite encouragement et appui internationaux. »

Dans ce dernier rapport au Conseil de sécurité sur la Somalie, M. Ban Ki-moon a estimé impératif d’unir l’opération de lutte contre la piraterie qui est en cours, la Mission de l’Union africaine en Somalie et la force multinationale qu’il est envisagé de créer, dans une action coordonnée qui s’attaque efficacement à la fois aux conséquences et aux causes de l’anarchie dans laquelle le pays est plongé.

Les conditions actuelles n’étant pas propices à l’envoi d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, il a enjoint les États Membres à fournir des contingents, des fonds et du matériel à une éventuelle force multinationale.


Guedi

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Grève des agents d’identification: Qui a intérêt à bloquer le processus électoral ?. CEI-agents recenseurs, ce qui les oppose

Ce mouvement de grève a pris des allures de bras de fer entre la Commission électorale indépendante et les agents concernés. Après moult tractations pour les amener à reprendre le travail, la CEI, en adéquation avec ses partenaires techniques en charge de l’identification, est passée à une phase coercitive. Dans un communiqué signé de son président Beugré Mambé, l’organe tutélaire du processus électoral a enjoint les grévistes à regagner leurs postes au risque de se voir remplacés par des candidats sur des listes d’attente. La CEI a haussé le ton. Elle a donné un ultimatum de quelques heures aux perturbateurs du processus électoral pour les contraindre à mettre fin à leur grève qu’elle estime illégale, au regard des efforts consentis pour répondre à leur revendication. Mais ces derniers n’ont pas repris le service et persistent dans leur mouvement malgré les négociations qu’ils ont eues avec leurs employeurs et qui auraient permis de lever des problèmes essentiels tels que la revalorisation acquise des salaires. Qu’est-ce qui, donc, pousse les grévistes à persévérer dans leur mouvement ? Qui a intérêt à ce que le processus électoral coince en entraînant encore d’autres retards dans le calendrier de sortie de crise ? Aujourd’hui, c’est la question fondamentale qui se pose. Ce, au moment où la CEI, elle-même, soupçonne des manœuvres souterraines pour ‘’entraver’’ l’identification et par delà, l’ensemble de ses actions. Au regard de ce qui oppose les agents grévistes à leurs employeurs, il y a matière à s’interroger sur les réelles motivations des plaignants, qui, semblent, parfois demander plus qu’ils n’en ont droit. Pour un emploi temporaire à durée très limitée à peine commencé, ils exigent des gratifications, à l’instar des employés à contrat indéterminé. Ces agents de l’identification se sont érigés en véritables syndicalistes, demandant ‘’l’immunité pour tous’’. Céder à toutes ces revendications sera une façon de cautionner une sorte d’impunité, porte ouverte à toute sorte de désordre et d’entrave au processus de sortie de crise suffisamment éprouvé par ce genre d’actes. Aujourd’hui, ce sont ces exigences, qui opposent la CEI aux agents d’identification et d’enrôlement grévistes dont les revendications actuelles sont loin de convaincre de leur bonne foi. Au départ, ces recrues de l’INS, de la SAGEM, de l’ONI et de la CNSI avaient des raisons très fondées pour manifester. Ils avaient des préoccupations très légitimes, qui étaient liées à leur traitement au sujet duquel les employeurs avaient initialement entretenu le flou. Mais, cette question de salaire et tous ses corollaires ne devrait plus poser problème, dès lors qu’ils ont tous signé un contrat de travail que personne ne les y a contraints. D’où tire-t-ils toutes ces revendications à caractère syndicaliste pour un service d’utilité publique frôlant le bénévolat et pour lequel ils sont rémunérés ? Que veulent réellement les agents grévistes ? Les opérations temporaires d’identification et d’enrôlement électoral sont-ils le lieu de monter ses talents de syndicalistes ? En tout cas, la CEI et ses partenaires doivent prendre leurs responsabilités afin d’éviter d’autres couacs au processus de sortie de crise et aux accords de Ouaga, dont certains observateurs n’hésitent plus du reste à annoncer son échec.
vendredi 21 novembre 2008 par Félix D.BONY


Identification: Les agents recenseurs violent l’ultimatum de Beugré Mambé

Après avoir débrayé dans le courant du mois d’octobre dernier, ils ont encore remis le couvert depuis le lundi 17 novembre, pour poser des revendications qui se résument en 12 points. “ On demande : la libération sans condition de la collègue Beugré Cécile ; demande d’immunité pour tous les agents ; demande d’harmonisation et de la revalorisation des salaires de tous les agents avant toute reprise du travail ; demande le paiement des salaires au plus tard le 29 du mois en cours assorti d’un bulletin de paie ; dénonce la médiatisation du paiement des salaires ; demande la remise des badges et du double des contrats renégocié de chaque agent ; demande la réintégration de tous les agents radiés ; demande le paiement entier du salaire des agents CNSI pour le compte du mois d’octobre 2008 ; demande la délivrance du certificat de travail ; demande le paiement du salaire du mois de décembre au plus tard le 24 dudit mois ; demande le paiement d’une gratification ; demande le paiement du reliquat du mois d’octobre par rapport aux agents Sagem ”, tels sont les points de revendication égrenés par les grévistes. Ainsi, ces agents recenseurs se sont-ils permis de violer l’ultimatum de Robert Beugré Mambé, président de la CEI. Plusieurs sites sont fermés depuis le mardi dernier dans la ville d’Abidjan, les agents ayant refusé de céder à la menace de leur employeur. Le mardi 18 novembre dernier, un communiqué rendu public par la Cei menaçait les agents récalcitrants de rejoindre le mercredi 19 novembre dernier leurs postes, au risque de s’exposer à une radiation par la structure qui les emploie. La CEI et ses partenaires, qui assimilent l’attitude de leurs agents à un entêtement, pis à un sabotage, ont décidé de passer à la phase coercitive, en procédant au remplacement systématique des grévistes. Mais ceux-ci ne veulent pas entendre raison et croient dur comme fer être dans leur droit. Véritable bras de fer qui se profile à l’horizon et qui constitue une menace pour les opérations d’identification en cours.

vendredi 21 novembre 2008 par Y.DOUMBIA

© Copyright L'Inter

Mort tragique d'un député et de son fils

Le député Daniel Péa est mort dramatiquement avec son fils, dans un incendie qui a ravagé sa maison Député P.c.t (Parti congolais du travail) de la circonscription unique de Tchikapika, dans le département de la Cuvette, et deuxième vice-président de la commission économie et finances de l’assemblée nationale, Daniel Péa est dramatiquement décédé, à l’âge de 50 ans, avec son fils de 18 ans, dans un incendie qui a ravagé sa maison, dans la nuit du samedi 15 novembre 2008, au quartier «Petit-chose», à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville. Révoltés devant le sort insoutenable qui a fauché la vie de ce cadre et son fils, les gens s’en prennent à la S.n.e (Société nationale d’électricité) et, au-delà, à l’Etat qui traîne les pieds à améliorer les conditions de vie des populations, en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité.

Le parlement congolais est, de nouveau, en deuil. A peine venait-il de porter en terre le président du Conseil supérieur de la République (parlement de transition 1991-1992), voici, maintenant, qu’un député en exercice, Daniel Péa, est, brutalement, arraché à l’affection de ses proches. Les conditions de sa disparition inopinée sont révoltantes et remettent sur la sellette la question de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, dans un pays qui dispose de suffisamment de ressources financières pour améliorer les conditions de vie de sa population dans ces deux domaines.

Daniel Péa a été, en effet, retrouvé mort, calciné, avec son fils de 18 ans, à la suite d’un incendie qui a brûlé sa maison, et qui a été provoqué par un groupe électrogène qu’il avait mis en marche, dans un quartier privé d’électricité depuis quelques jours. C’est le deuxième décès d’un député en exercice de la douzième législature que vient d’enregistrer l’assemblée nationale, après celui de Jean Pierre Thystère-Tchicaya.

Né en 1958, à Ekongo (sous-préfecture de Tchikapika), dans le département de la Cuvette, Daniel Péa était banquier, avant de se lancer dans la politique. Aimable et généreux, mais discret, il avait conquis la popularité de sa contrée de Tchik-la-belle, grâce aux actions sociales d’intérêt général qu’il a menées en faveur des populations.

Homme ouvert et courtois, sa disparition a provoqué émoi et colère, au quartier Petit chose, à Talangaï, où il habitait. Nombreux sont ceux qui continuent de s’interroger sur l’origine de cet incendie dévastateur qui n’a pas laissé de chance à cet homme et à son fils.

Les parents, très affligés, ont le regard tourné vers l’avenir des enfants laissés par l’illustre disparu. Dieudonné Péa, le frère-cadet du député que nous avons abordé au lieu de la veillée, raconte ce qu’il a vécu pendant ces moments douloureux. « L’incendie s’est produit aux environs de 19h. Moi, je me trouvais à Oyo. C’est par téléphone que mon épouse m’a appris la nouvelle que la maison du grand-frère a pris feu, ici à Brazzaville. Depuis Oyo, j’étais obligé d’appeler quelques membres de la famille. J’ai tenté de joindre beaucoup de gens, pour venir en aide, mais compte tenu des embouteillages, malgré leur bonne volonté, ils n’ont pu, malheureusement, sauver le frère », a-t-il confié.

Un voisin s’en est, violemment, pris à la S.n.e (Société nationale d’électricité). « C’est à cause des délestages intempestifs qu’on a perdu un cadre. La S.n.e n’a que trop fait du tort à la population. Les aliments pourrissent dans les congélateurs, les appareils électroménagers tombent en panne, à cause de son mauvais courant », a-t-il martelé, comme pour vider sa colère.

Un autre voisin pense que cet incendie, puissant et rapide, a une origine mystique. « Nous avons vu une grande flamme de feu sortir du toit. Le député avait réussi à sortir. Son fils, coincé dans la maison, criait au secours. Quand le député y est reparti pour secourir son enfant, brusquement, une partie du toit s’est effondré sur eux. Vraiment, je peux dire que cet incendie n’a pas pour origine la bougie ou un court-circuit, c’est mystique », a-t-il expliqué.

Pierre Bakolyè-Bayack, ancien député de Liranga à la 11ème législature, témoigne: « J’ai travaillé avec le député Daniel Péa, le souvenir que je garde de lui, c’est qu’il était un brillant parlementaire. Il était excellent, quand il prenait la parole, pendant les sessions orales à l’assemblée nationale. Il éclairait sur certains problèmes liés au domaine des finances. Nous avons mené le débat ensemble sur la refondation, malgré le fait que ce débat n’a pas abouti. Mais, nous étions des camarades de lutte, comme on le dit, dans le langage des marxistes ».

Si nous évoquons l’accès à l’eau potable des populations dans les villes congolaises, c’est que la disparition de Daniel Péa ressemble à celle d’un autre cadre, Faustin Ebayi, ancien candidat aux élections législatives, tué, l’année dernière, par la chute d’un pylône, alors qu’il était parti puiser de l’eau, dans des bidons, au centre-ville. Ainsi en est le sort des cadres congolais. Mais, combien sont-ils à périr, les compatriotes anonymes, pour la question de l’eau et de l’électricité dans le pays? L’étendue des pertes en vies humaines qu’on ignore traduit, sans doute, un véritable drame national qui se déroule en silence. Pendant ce temps, le gouvernement s’accroche aux promesses, alors qu’un septennat, au cours duquel les Congolais auraient pu être soulagés dans ces deux domaines, va vers sa fin. Le député Daniel Péa a laissé une veuve et trois enfants. La rédaction de La semaine Africaine adresse ses vives condoléances à la famille éprouvée, aux populations de Tchikapika et à l’assemblée nationale.

Pascal AZAD-DOKO



© " La Semaine Africaine " (N° 2844 -18/11).



NDLR - A noter que le 2 janvier 2006 l'agence de presse Pana avait rapporté la mort de cinq jeunes filles à Ouenzé, en ces termes : « Fatiguées par plusieurs heures de travail en raison des fêtes de fin d'année, les cinq employées du salon de coiffure avaient jugé bon d'y passer la nuit de samedi à dimanche. Surprises par une coupure d'électricité en pleine nuit, elles allumèrent le petit groupe électrogène de 1 KVA de fabrication chinoise avant de se coucher, mais, souligne la radio, elles avaient commis l'erreur fatale de fermer toutes les ouvertures du petit salon. C'est le matin qu'elles ont été retrouvées toutes mortes allongées sur le lit ».


Par Langangui



Démission d'un incompétent (?)

L’entraineur des Diables Rouges a été viré ou « démissionné ». Manque de résultats, incompétence !

Le Congo de Sassou Nguesso, à quelques mois d’une élection capitale, négocie-t-il un tournant pour le bien de sa population meurtrie ? Les corrompus, les incompétents, qui pullulent autour du maître, de plus en plus contesté, vont-ils subir la même règle, la même sanction ? Vingt années de retard, dixit Mathias Dzon, pourront-elles se rattraper en quelques mois ?

« MwindaPress » est heureux d’informer ses frères et sœurs, demeurés au Congo, de la démission du sieur Itoua. Nos très chers parents sont privés depuis une décennie du droit essentiel, au 21ème siècle, d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans un pays, dit-on, béni des dieux qui regorge d’eau et d’énergies de toutes sortes ! Un des responsables, parmi d'autres : Bruno toua ! Ex-DG de la SNPC, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, grand économiste méconnu, il vient de nous éclairer d’ailleurs, pas par l’électricité qu’il aurait dû nous fournir, mais par ses brillantes idées en matière de finance internationale et surtout par ses révélations sur des colossaux excédents budgétaires dont on ignore totalement la destination (Lire dans " Le Figaro ").

S’il vous plait ! Pour les très rares parmi vous qui auraient les moyens de déboucher une bouteille de champagne ou payer une tournée à la Mandarine, ou les plus nombreux qui pourraient se siffler une Ngok ou deux, pour les malheureux qui vont laisser couler quelques larmes de joie à l’idée que leur congélateur pourrait de nouveau fonctionner et que de l’eau pourrait jaillir de leurs robinets, nous vous demandons d’abord de lire la suite…

M. Bruno Itoua n’a pas attendu le limogeage ou la démission de l’entraineur des Diables Rouges pour décider de mettre un terme à ses fonctions à la tête de ses entreprises familiales. Etre ministre au Congo, direz-vous, c’est faire partie de l’entreprise familiale ? Soit ! Mais, hélas, trois fois hélas, la fonction à laquelle Itoua Bruno a décidé de mettre un terme est, seulement, celle de Gérant des sociétés BETHEL FINANCING et PENIEL et de cesser leur activité au 16/01/08.

Nous saisissons cette occasion pour révéler à nos lecteurs que dans les Statuts de PENIEL, le Gérant, M. Bruno Itoua déclare demeurer « Ravin de la Mission Brazzaville Congo » et que dans le document de création, daté du 25 octobre 2004, de la Sarl YESS, dont le Gérant est Bruno Itoua, ce dernier déclare habiter (voir page 13 du document YESS) en région parisienne et « n’exercer aucune autre fonction ». A cette époque, sauf erreur, il était encore DG de la SNPC. Chers lecteurs vous avez le droit d’éclater de rire ! Ou de hurler à la déclaration mensongère !

Il nous faut féliciter Mme Christine Lagarde, ministre des Finances de la République Française d’avoir, au titre de l’I.R. (Impôt sur le Revenu) et de l’I.S.F. (Impôt Sur la Fortune) un contribuable étranger résidant en France aussi fortuné ! Quand on pense que des français fortunés fuient la France pour ne pas payer d’impôts, on ne peut que louer la francophilie et le désintéressement du sieur Itoua.

Nous devons, tout de même, saluer la lucidité de M. Bruno Itoua qui a pris cette décision sage de mettre la clef sous la porte et de fermer deux ou trois boîtes qu’il avait créées. La raison a été, peut-être, l’incapacité ou la difficulté de produire des bénéfices et de faire des affaires à titre privé dans un pays de la libre entreprise comme la France. Il y est autrement plus difficile d’y réussir par son intelligence personnelle et ses capacités réelles que de jouer les « Rois du Monde » lorsque l’on est Directeur d’une entreprise publique et que l’on jongle avec les milliards CFA ou de dollars !

Tant pis si la (mauvaise ?) gestion de son ministère empêche la population d’accéder au minimum de confort auquel il a droit ! Tant pis si ces privations engendrent un manque d’hygiène absolument scandaleux et que des jeunes et des vieux en meurent chaque jour (voir un récent article du quotidien " Le Monde ") ! M. Bruno Itoua veut bien faire preuve d’une saine logique lorsqu’il s’agit de ses affaires et de ses biens personnels, mais s’agissant des affaires publiques : pas question ! Il ne donnera pas sa démission ! Les Congolais peuvent, de soif, tirer la langue tant qu’ils le voudront, s’éclairer à la bougie jusqu’à la fin des temps ! Fort de sa relation avec le président honni, fort de la médiocrité généralisée, fort de la soumission de la population congolaise : il ne bougera pas de son siège !

Que dit-on ? De son piédestal ! De son trône !

Pardon de vous avoir donné cette fausse joie, mais nous y voyons tout de même une lueur d’espoir. Nos dirigeants sont irresponsables, certes, mais pas tout à fait inconscients. Il suffirait que les congolais donnent un tout petit peu de la voix, pas seulement dans une urne à double fond, pour que les vrais rats nous lâchent le fromage dans notre épicerie familiale !

Langangui



Ndlr - Il convient de préciser, à toutes fins utiles, à nos lecteurs que l'article " Démission d'un incompétent (1)" a été écrit courant octobre et que sa publication avait été retardée du fait de la disparition de Mgr Kombo.




© Copyright Mwinda

Processus de paix: les protagonistes déterminés à accélérer le désarmement

Les protagonistes de la crise en Centrafrique sont déterminés à respecter le processus de désarmement devant consacrer le retour à la paix. Les protagonistes de la crise en Centrafrique sont déterminés à respecter le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), a rapporté Gabonews.

Ils ont pris cette décision à l’issue de la 3ème réunion du comité de l’accord de paix global organisée, du mercredi 19 au jeudi 20 novembre 2008, à Libreville.

«Je suis très heureux de ce dialogue qui tend vers une paix en Centrafrique», a affirmé le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth.

«Nous sommes prêts à respecter ce processus de paix , nous allons déposer les armes», a confié le porte- parole de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Les acteurs politiques centrafricains ont appelé au strict respect des modalités de lancement du processus DDR, qui comprend une phase préparatoire de regroupement, de mise en œuvre du désarmement et de la reconversion.

‘’Je crois qu’on vient d’ajouter une pierre de plus à l’édification de la paix dans notre pays. On a un programme DDR avec les composantes et les contenus. Il ne reste qu’aux experts d’aller dans le cadre du calendrier’’, a déclaré le ministre centrafricain de la communication, Cyriaque Gonda.

Par ailleurs, les protagonistes de cette crise ont entériné la date de la tenue du dialogue politique inclusif, prévu à Bangui du 05 au 20 décembre 2008.

RETOUR A LA PAIX

C’est une étape essentielle vers le retour à la paix dans le pays.

A noter que l’opération DDR évaluée à 6 (six) milliards de FCFA, sera financée par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

Pour le succès de ce dialogue, la sécurité sera assurée par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax), ancienne Force multinationale africaine en Centrafrique (Fomuc). La Micopax dispose d’une force de paix stationnée à Bangui et ses soldats viennent de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEEAC).

C’est dans ces conditions de sécurité assurée que Jean Jacques Demafouth, qui fut ministre de la défense sous l’ancien président Ange Félix Patassé, a, d’après l’APA, annoncé, hier vendredi 21 novembre à Libreville, son retour en Centrafrique avant le 5 décembre prochain, date d’ouverture du dialogue politique inclusif, après un exil de cinq ans en France.

M. Demafouth, qui a pris part, mercredi et jeudi à la 3ème réunion du comité de suivi de l’accord de paix global, a indiqué que c’est à partir de la capitale gabonaise qu’il fera son retour au bercail.

«Libreville est la ville qui a encouragé les protagonistes centrafricains à aller à la paix. Il est normal que je vienne d’abord recueillir les conseils du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d’Etat», a-t-il expliqué. Reste que les acteurs politiques centrafricains respectent les engagements qu’ils viennent de prendre à Libreville pour sceller définitivement la réconciliation nationale et asseoir une paix durable en Centrafrique.

BIENVENU IPAN MOKUBA (STAGIAIRE)


Par Le Potentiel

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Parlement: Clôture du séminaire sur le fonctionnement des Assemblées parlementaires de l’Afrique centrale

Overts le lundi 17 novembre 2008, les travaux du séminaire portant sur le fonctionnement des Assemblées Parlementaires de l’Afrique centrale ont été clôturés hier vendredi 21 novembre à l’hôtel Invest de la RTNC. Le mot de clôture a été prononcé par le questeur du Sénat, honorable Mabaya, qui a représenté le président de la chambre haute du Parlement. L’objectif de ces assises était de permettre à ceux qui ont choisi de travailler aux côtés du peuple de partager les expériences en vue de s’enrichir mutuellement. Il était aussi question de renforcement des capacités. Ce séminaire a été organisé par le Parlement de la République démocratique du Congo en coopération avec l’Assemblée nationale française.

Dans son mot de circonstance, le questeur Mabaya a indiqué qu’après cinq jours d’intenses travaux, il y a lieu de dire que le succès des assises de Kinshasa ne font l’ombre d’aucun doute. Cette expérience permettra de gérer la chose publique parlementaire. Il a rémercier les partenaires extérieurs qui ont contribué à l’organisation matérielle de ces travaux d’envergure. Il s’agit de la République Française.

Pour l’émissaire de Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat empêché, le questeur Mabaya a rappelé quelques thèmes principaux qui ont constitué le socle des débats. Les participants ont focalisé leur attention sur « Le contrôle de l’exécutif et l’information de Parlement ; « La procédure législative » ; « L’administration du Parlement : Questure, gestion et fonction publique parlementaire ». Ces travaux ont été élacté en ateliers consacrés à de fructueux échanges entre élus du peuple et experts.

PARLEMENT BICAMERAL AU BURUNDI

Pour revenir au thème relatif à « La procédure législative » qui a été présentée par la délégation du Burundi, on retient que le Burundi dispose d’un Parlement bicaméral «(Assemblée nationale et Sénat). Les deux chambres du Parlement burundais exercent les deux principales fonctions classiques de tout parlement moderne : légiférer et contrôler l’action gouvernementale. Et le thème «Procédure législative» est à situer dans le cadre de la première de trois fonctions du Parlement burundais : la fonction législative.

A en croire la délégation burundaise, la procédure législative au Burundi n’est pas fondamentalement différente de celle des autres parlements contemporains. Elle s’inspire de celle des autres pays dits « libéraux » et les références historiques témoignent d’un manque de caractère propre à elle. « Il s’agit comme d’ailleurs d’un processus de discussion et de vote des lois », a indiqué la délégation.

Avant de souligner que même si le Parlement votait la loi, l’exécutif, par le biais du président de la République, exerce son droit de regard sur la procédure législative et le cas échéant, influe sur son cours. Mais dans le cas des projets de loi, l’initiative de loi est gouvernementale même si pour les propositions de lois, l’initiative est parlementaire.

A cela s’ajoute le fait que l’ordre du jour d’une session parlementaire est fixé par l’exécutif, selon ses priorités, a conclu la délégation.


Par Médard Muyaya

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Le Président Nkurunziza prodigue des conseils au CNC

Le Président de la République Son Excellence Pierre Nkurunziza a demandé jeudi à Rumonge (province Bururi, sud) aux membres du Conseil national de la communication (CNC) de veiller à ce que les règles qui régissent le métier du journaliste soient appliquées conformément à la loi. C’était la première fois que le Chef de l’Etat rencontrait les membres de l’organe de régulation des medias depuis leur nomination en janvier 2008. Ils sont au nombre de quinze dont cinq sont permanents et constituent le Bureau Exécutif, tandis dix autres sont non permanents et forment le Bureau Central.

Lors de cette séance de prise de contact, le Président Nkurunziza a apprécié à juste titre le bilan réalisé par le CNC « en si peu de temps », en félicitant hommes et femmes qui le composent d’avoir abattu un travail « jamais égalé par les Conseils précédents ».

Tout en luttant pour la liberté de la presse, les droits et devoirs des journalistes, le CNC a en effet étalé au grand jour les manquements dont se sont rendus coupables certains medias, amenant leurs responsables à reconnaître publiquement leur tort et à demander pardon.

Le Président Nkurunziza souligné que la communication revêt une importance capitale, surtout dans un pays se remet à peine d’un conflit armé où les cœurs ne sont pas totalement pansés. Il a à cet effet demandé aux medias, par le biais du CNC, de tenir compte du passé « obscur » du Burundi, de sa situation de crise d’hier, en proposant des nouvelles ou des analyses qui vont dans le sens de la paix et de la réconciliation.

« Nous ne pouvons pas nous dérober de l’histoire », a martelé le Numéro Un du pays, disant que les journalistes devraient prendre conscience de leurs responsabilités, surtout en cette période où le compte à rebours des échéances électorales a presque commencé.

Le Chef de l’Etat a exhorté le CNC à continuer à jouer son rôle de veille pour éviter tout dérapage, et surtout préparer les medias sur les enjeux des grands chantiers initiés par les pouvoirs publics « afin qu’ils ne tombent pas dans l’erreur. »

« Les journalistes devraient être en mesure de cerner la portée juridique de leurs publications, en s’imprégnant de certains textes légaux tels que la Loi sur la presse, la Constitution, le Code pénal, etc », a-t-il prévenu, citant au passage certains cas où des journalistes se sont rendus coupable de délits (de presse) pour n’avoir pas pris la peine de vérifier leurs sources.

Selon le Président Nkurunziza, le code d’éthique et de déontologie devrait être le seul guide des journalistes dans leur travail au quotidien, ce qui les empêcherait de verser dans les politiques, la division et la haine.

« Les journalistes doivent avoir un sens et une vision patriotiques, et travailler pour promouvoir un Burundi uni, paisible et prospère », a-t-il conclu, promettant au CNC de l’appuyer matériellement pour qu’il puisse mener à bien sa mission.



Jean-Claude Mubisharukanywa

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Assemblée nationale: trois textes pour lutter contre la pauvreté

L’Assemblée nationale a adopté le mardi 18 novembre 2008, une série de textes, portant autorisation de ratification. En acceptant d’accompagner le gouvernement par l’adoption à l’unanimité de ces trois textes de loi, les pouvoirs législatif et exécutif font la preuve, qu’ils ont chacun à cœur le développement du Burkina Faso. Le premier texte de loi soumis à la sanction des élus, porte « ratification de l’Ordonnance n° 2008-016/PRES du 19 septembre 2008 portant autorisation de ratification de l’Accord de crédit conclu le 17 juin 2008 à Madrid entre l’Instituto de crédito official (ICO) du Royaume d’Espagne et le Burkina Faso pour le financement de la fourniture et de pose d’équipements solaires photovoltaïques dans cinquante (50) localités du Burkina Faso ». Ce texte de loi s’inscrit dans la dynamique du gouvernement de lutter contre la pauvreté en prenant appui sur le programme d’actions prioritaires du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

Le projet pour lequel ce financement est acquis a pour objectif de ’’promouvoir l’électrification rurale par l’utilisation des énergies renouvelables notamment le photovoltaïque pour l’amélioration du cadre de vie et de travail dans les services déconcentrés et/ou décentralisés de l’administration publique ; de mettre à la disposition des populations les éléments de base pour réduire les écarts entre villes et campagnes et de lutter contre l’exode rural’’.

De façon précise, chacune des 50 localités retenues bénéficiera de l’installation des systèmes solaires photovoltaïques dans cinq centres administratifs, dans une maternité et dans un centre communautaire ou dans une maison des jeunes. D’un coût total de 2 561 015 480, ce projet est financé à hauteur de 2 391 015 480 par le Royaume d’Espagne. La durée du crédit est de 19 ans dont 9 de période de grâce. Il a été négocié à un taux d’intérêt annuel de 0,20%. La réalisation d’un tel projet a d’énormes avantages pour les populations des zones rurales. Les députés ont de ce fait adopté à l’unanimité le texte de loi.

Facilitation des transports et transit routier en Afrique de l’Ouest

La deuxième loi soumise au vote des députés est celle ’’portant ratification de l’Ordonnance n° 2008-013/PRES du 19 septembre 2008 portant autorisation de ratification de l’Accord de crédit n°4438-BF conclu le 8 juillet 2008 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet régional de facilitation des transports et du transit routier en Afrique de l’Ouest’’. Le Projet régional de facilitation des transports et du transit routier en Afrique de l’Ouest est un projet d’appui de la Banque mondiale à la mise en œuvre du Programme routier 1 de l’UEMOA sur le corridor Ghana- Burkina- Mali.

La mise en œuvre de ce projet permettra d’améliorer les conditions de transport sur ce corridor. Le montant total du crédit est d’environ 29 400 000 000 de francs CFA, et une durée de 40 ans dont dix de grâce. Pour ce qui est des conditions de remboursement, on note que la commission d’engagement est de 0,5 % l’an sur le principal du crédit non retiré tandis que la commission de service est de 0,75% sur le principal du crédit retiré non encore remboursé.

Appui à l’enseignement de base

Quant au troisième texte de loi, il porte ’’ratification de l’Ordonnance n° 2008-014/PRES du 19 septembre 2008 portant autorisation de l’Accord de crédit n° 4473-BF conclu le 08 juillet 2008 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement additionnel au titre du Projet d’appui au secteur de l’enseignement de base’’.

L’objectif principal du projet est de réduire la pauvreté et de promouvoir un développement durable par l’éducation et le renforcement du capital humain. Par ce projet, le Burkina veut se donner les moyens d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement qui, comme on le sait, fait de l’éducation, l’un des secteurs prioritaires de sa réalisation. Le montant global du crédit est d’environ 6 300 000 000 de nos francs.

Il sera remboursé en 40 ans dont dix de différés dans des conditions des plus favorables. Le taux maximum de la commission d’engagement sur le solde non décaissé est de un demi pour cent (1/2 de 1%) l’an, et la commission de service versée sur le solde décaissé du crédit est de trois quart de un pour cent (3/4 de 1%) l’an.

Larba YARO larbayaro@yahoo.fr

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Les formations politiques multiplient leurs activités: comme un air de campagne électorale…

La scène politique nationale s’emballe. Depuis l’annonce par le président de la République du projet de révision constitutionnelle et son adoption par le Parlement, le 12 novembre dernier, l’activité partisane s’est intensifiée.
Les formations politiques multiplient les déclarations médiatiques et autres rencontres avec leurs militants, donnant un avant-goût de ce que sera la campagne pour le prochain rendez-vous électoral, la présidentielle d’avril 2009.
Certains n’ont même pas attendu le coup d’envoi de cette campagne, qui n’interviendra pas avant quelques mois, pour s’inscrire déjà dans l’un des clans qui devraient figurer dans la course.

Avant même qu’il n’ait annoncé son intention de briguer un troisième mandat, le chef de l’Etat est sollicité pour le faire par les deux principaux partis de l’Alliance présidentielle, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND). Placées dans une sorte de concurrence au service de la même candidature, les deux formations annoncent, chacune de son côté «à qui mieux mieux», leur intention d’œuvrer dans ce sens.

Mercredi dernier, c’est le parti du Président qui a déclaré se mobiliser dès maintenant pour mener la campagne. S’étant démené pendant plus d’une année pour préparer le terrain de la révision constitutionnelle qui permettrait à Bouteflika de briguer un troisième mandat, le FLN, par la voix de son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, a pris le soin d’annoncer la candidature pour la magistrature suprême du candidat sortant.

Avant lui, le secrétaire général du RND, déclarait, la veille de l’adoption par le Parlement de ladite révision constitutionnelle, que «la machine électorale» de son parti allait être mobilisée pour le compte de cette candidature. Jeudi dernier, c’est le porte-parole du parti, Miloud Chorfi, qui invitait depuis El Bayadh, l’actuel locataire d’El Mouradia, à se porter candidat.

Cette double «offensive» tranche, du moins dans la forme, avec l’attitude de l’autre parti composant l’Alliance présidentielle, le Mouvement pour la société et la paix (MSP). Son président, Bouguerra Soltani, qui avait déclaré jeudi dernier à Bouira «promouvoir l’alliance et le partenariat politique», n’a pas évoqué un quelconque soutien de sa formation politique à Bouteflika, ni d’ailleurs le candidat qui représenterait le parti islamiste à la prochaine bataille électorale.

Il faut dire que Soltani est plus préoccupé à gérer l’urgence interne qui l’interpelle, à savoir resserrer les rangs de ses militants autour de sa personne, compte tenu du vent de dissidence qui secoue le parti depuis quelque temps. La secrétaire général du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, ne semble pas vouloir afficher ses intentions électoralistes de sitôt et s’indigne même contre «la pression» dont fait montre le duo FLN-RND pour la réélection de Abdelaziz Bouteflika.

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a, quant à lui, d’ores et déjà exhorté les citoyens à «s’inscrire sur les listes électorales et à participer massivement à la prochaine élection présidentielle pour une révolution et un changement par les urnes».

Ce dernier, rappelons-le, a été le premier à annoncer sa candidature, il y a plusieurs mois, pour la présidentielle de 2009.

Par Mekioussa Chekir

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November 17, 2008

Congo: Nkunda se dit favorable à une consolidation du cessez-le-feu

JOMBA, RD Congo - Alors que des combats violents ont éclaté dans l'est du Congo-Kinshasa, le chef rebelle Laurent Nkunda, qui a rencontré dimanche l'émissaire spécial de l'ONU, s'est dit favorable à une consolidation du cessez-le-feu au Nord-Kivu, à condition que la partie adverse s'engage à respecter la trêve qu'il a déclarée unilatéralement

Les combats depuis fin août ont provoqué une situation humanitaire catastrophique: plus de 250.000 personnes ont été jetées sur les routes, et des dizaines de milliers d'entre elles sont hors de portée des organisations humanitaires à cause de l'insécurité.L'ancien président nigérian Olesegun Obasanjo, récemment nommé par l'ONU pour gérer la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), était le premier émissaire international à rencontrer directement l'ex-général, qui a quitté l'armée régulière et repris les armes en 2004 dans l'est du pays, jusqu'à relancer une offensive d'envergure fin août.

M. Obasanjo s'était entretenu les jours précédents avec le président congolais Joseph Kabila et le président angolais José Eduardo Dos Santos, allié de Kinshasa. Il était attendu plus tard dimanche à Kigali pour rencontrer le président rwandais Paul Kagame, considéré comme proche des rebelles.

L'émissaire de l'ONU s'est rendu en hélicoptère de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, à Jomba, près de la frontière avec l'Ouganda, en zone contrôlée par les rebelles.

Il y a été accueilli chaleureusement, avec moult accolades, par Laurent NKunda, qui avait pour l'occasion troqué son treillis contre un costume gris. Obasanjo, lui-même ancien général a passé en revue les soldats rebelles, auxquels il a affirmé "qu'ils seraient meilleurs en tant que membres de l'armée régulière qu'en tant que rebelles". Les deux hommes se sont ensuite enfermés pendant deux heures pour discuter dans un des bâtiments paroissiaux de Jomba.

A la sortie, M. Obasanjo, qui a qualifié la rencontre de "fraternelle et amicale", a affirmé que le chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avait accepté de prolonger le fragile cessez-le-feu. "Mais maintenir le cessez-le-feu, c'est comme de danser le tango. On ne danse pas le tango tout seul", a lancé l'ancien chef d'Etat.

Laurent Nkunda, qui a décrit cet entretien comme "exploratoire", a insisté pour que le gouvernement congolais observe lui aussi le cessez-le-feu, déclaré unilatéralement par le CNDP le 29 octobre, lorsque les rebelles sont arrivés aux portes de Goma.

"Aujourd'hui est un grand jour pour nous, parce que nous perdions beaucoup d'hommes et de matériel. Nous avons désormais un message de paix. Nous devons désormais travailler avec cette mission", a déclaré Nkunda.

Peu après, ayant regagné Goma et avant de partir pour Kigali, M. Obasanjo a dit s'attendre, sans fixer de date, à ce que s'engagent des pourparlers entre parties rivales à Nairobi (Kenya). Il a jugé improbable en revanche une rencontre directe Kabila/Nkunda: "Je m'attends à des discussions exploratoires" menées par des négociateurs, avant que le président Kabila n'y participe, a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, un porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC, la MONUC, annonçait que de violents combats avaient éclaté dans la matinée à Ndeko, à environ 90km au nord de Goma, entre les troupes gouvernementales et les insurgés, et que six soldats blessés devaient être évacués.

Nkunda s'est autoproclamé défenseur de la minorité tutsie dont il est issu dans l'est du Congo-Kinshasa, contre d'anciens miliciens hutus rwandais ayant participé au génocide de 1994 de l'autre côté de la frontière. Au moins 500.000 Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés au Rwanda. L'ONU estime à environ 250.000 le nombre de déplacés dans le pays depuis la reprise des combats d'envergure en août dernier. AP

Législatives dans une Guinée-Bissau en quête de stabilité

BISSAU (Reuters) - Les électeurs bissau-guinéens se sont rendus aux urnes ce dimanche pour des législatives qui, espèrent les donateurs internationaux, rétabliront la stabilité dans cette ex-colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest devenue la proie des trafiquants de drogue colombiens

De l'avis des responsables électoraux et des observateurs étrangers, les opérations de vote se déroulaient globalement dans le calme dans la capitale Bissau et à travers le pays, qui compte 1,6 million d'habitants et près de 580.000 électeurs.

"La participation est assez élevée", a déclaré à la presse Johan Van Hecke, chef de la mission d'observateurs de l'Union européenne.

Les Bissau-Guinéens élisent 100 députés à l'Assemblée nationale, parmi les candidats de plus de 20 partis et coalitions. Il s'agit des quatrièmes élections pluralistes depuis la fin du système de parti unique en 1991.

Quatre dominent la vie politique, à commencer par le Parti républicain pour l'indépendance et le développement (PRID), formation se réclamant du président Joao Bernardo "Nino" Vieira.

Fondé à l'occasion de ce scrutin, le PRID, emmené par l'ancien Premier ministre Aristides Gomes, se mesure notamment au Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert (PAIGC), l'ex-mouvement de libération du leader nationaliste assassiné Amilcar Cabral, qui domine historiquement la scène politique.

LONGUE LISTE DE COUPS D'ÉTAT

Mais deux autres formations peuvent prétendre à une 'part du gâteau', le Parti du renouveau social (PRS), qui recrute parmi l'ethnie Balante et bénéficie du soutien des chefs de l'armée, et le Parti pour le développement, la démocratie et la citoyenneté (PADEC) de l'ancien Premier ministre Francisco Fadul.

Antépénultième sur l'échelle de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement, le petit Etat africain, dont les principales exportations sont le poisson et la noix de cajou, a connu une longue liste de coups d'Etat, mutineries et soulèvements depuis son indépendance, en 1964.

Ces dernières années, la Guinée-Bissau, ses îles, ses côtes et son arrière-pays sont devenus l'une des étapes privilégiées des barons colombiens de la drogue pour faire parvenir leur production de cocaïne jusqu'au marché européen, via les vastes étendues sahariennes.

Les organismes internationaux de lutte contre la drogue ont tiré la sonnette d'alarme, craignant que le pays ne se transforme rapidement en "narco-Etat", une mise en garde qui a poussé l'Occident à multiplier ses promesses d'aide au développement et à la sécurité de la Guinée-Bissau.

Mais les pays donateurs veulent la garantie que leur aide future ne sera pas dilapidée et attendent du scrutin de dimanche qu'il débouche sur un gouvernement, ou une coalition politique, stable, susceptible de mettre un terme à des décennies de gabegie, de violences et d'instabilité.

Avec Pascal Fletcher à Dakar, version française Marc Delteil et Eric Faye