Le député Daniel Péa est mort dramatiquement avec son fils, dans un incendie qui a ravagé sa maison
Député P.c.t (Parti congolais du travail) de la circonscription unique de Tchikapika, dans le département de la Cuvette, et deuxième vice-président de la commission économie et finances de l’assemblée nationale, Daniel Péa est dramatiquement décédé, à l’âge de 50 ans, avec son fils de 18 ans, dans un incendie qui a ravagé sa maison, dans la nuit du samedi 15 novembre 2008, au quartier «Petit-chose», à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville. Révoltés devant le sort insoutenable qui a fauché la vie de ce cadre et son fils, les gens s’en prennent à la S.n.e (Société nationale d’électricité) et, au-delà, à l’Etat qui traîne les pieds à améliorer les conditions de vie des populations, en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité.
Le parlement congolais est, de nouveau, en deuil. A peine venait-il de porter en terre le président du Conseil supérieur de la République (parlement de transition 1991-1992), voici, maintenant, qu’un député en exercice, Daniel Péa, est, brutalement, arraché à l’affection de ses proches. Les conditions de sa disparition inopinée sont révoltantes et remettent sur la sellette la question de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, dans un pays qui dispose de suffisamment de ressources financières pour améliorer les conditions de vie de sa population dans ces deux domaines.
Daniel Péa a été, en effet, retrouvé mort, calciné, avec son fils de 18 ans, à la suite d’un incendie qui a brûlé sa maison, et qui a été provoqué par un groupe électrogène qu’il avait mis en marche, dans un quartier privé d’électricité depuis quelques jours. C’est le deuxième décès d’un député en exercice de la douzième législature que vient d’enregistrer l’assemblée nationale, après celui de Jean Pierre Thystère-Tchicaya.
Né en 1958, à Ekongo (sous-préfecture de Tchikapika), dans le département de la Cuvette, Daniel Péa était banquier, avant de se lancer dans la politique. Aimable et généreux, mais discret, il avait conquis la popularité de sa contrée de Tchik-la-belle, grâce aux actions sociales d’intérêt général qu’il a menées en faveur des populations.
Homme ouvert et courtois, sa disparition a provoqué émoi et colère, au quartier Petit chose, à Talangaï, où il habitait. Nombreux sont ceux qui continuent de s’interroger sur l’origine de cet incendie dévastateur qui n’a pas laissé de chance à cet homme et à son fils.
Les parents, très affligés, ont le regard tourné vers l’avenir des enfants laissés par l’illustre disparu. Dieudonné Péa, le frère-cadet du député que nous avons abordé au lieu de la veillée, raconte ce qu’il a vécu pendant ces moments douloureux. « L’incendie s’est produit aux environs de 19h. Moi, je me trouvais à Oyo. C’est par téléphone que mon épouse m’a appris la nouvelle que la maison du grand-frère a pris feu, ici à Brazzaville. Depuis Oyo, j’étais obligé d’appeler quelques membres de la famille. J’ai tenté de joindre beaucoup de gens, pour venir en aide, mais compte tenu des embouteillages, malgré leur bonne volonté, ils n’ont pu, malheureusement, sauver le frère », a-t-il confié.
Un voisin s’en est, violemment, pris à la S.n.e (Société nationale d’électricité). « C’est à cause des délestages intempestifs qu’on a perdu un cadre. La S.n.e n’a que trop fait du tort à la population. Les aliments pourrissent dans les congélateurs, les appareils électroménagers tombent en panne, à cause de son mauvais courant », a-t-il martelé, comme pour vider sa colère.
Un autre voisin pense que cet incendie, puissant et rapide, a une origine mystique. « Nous avons vu une grande flamme de feu sortir du toit. Le député avait réussi à sortir. Son fils, coincé dans la maison, criait au secours. Quand le député y est reparti pour secourir son enfant, brusquement, une partie du toit s’est effondré sur eux. Vraiment, je peux dire que cet incendie n’a pas pour origine la bougie ou un court-circuit, c’est mystique », a-t-il expliqué.
Pierre Bakolyè-Bayack, ancien député de Liranga à la 11ème législature, témoigne: « J’ai travaillé avec le député Daniel Péa, le souvenir que je garde de lui, c’est qu’il était un brillant parlementaire. Il était excellent, quand il prenait la parole, pendant les sessions orales à l’assemblée nationale. Il éclairait sur certains problèmes liés au domaine des finances. Nous avons mené le débat ensemble sur la refondation, malgré le fait que ce débat n’a pas abouti. Mais, nous étions des camarades de lutte, comme on le dit, dans le langage des marxistes ».
Si nous évoquons l’accès à l’eau potable des populations dans les villes congolaises, c’est que la disparition de Daniel Péa ressemble à celle d’un autre cadre, Faustin Ebayi, ancien candidat aux élections législatives, tué, l’année dernière, par la chute d’un pylône, alors qu’il était parti puiser de l’eau, dans des bidons, au centre-ville. Ainsi en est le sort des cadres congolais. Mais, combien sont-ils à périr, les compatriotes anonymes, pour la question de l’eau et de l’électricité dans le pays? L’étendue des pertes en vies humaines qu’on ignore traduit, sans doute, un véritable drame national qui se déroule en silence. Pendant ce temps, le gouvernement s’accroche aux promesses, alors qu’un septennat, au cours duquel les Congolais auraient pu être soulagés dans ces deux domaines, va vers sa fin. Le député Daniel Péa a laissé une veuve et trois enfants. La rédaction de La semaine Africaine adresse ses vives condoléances à la famille éprouvée, aux populations de Tchikapika et à l’assemblée nationale.
Pascal AZAD-DOKO
© " La Semaine Africaine " (N° 2844 -18/11).
NDLR - A noter que le 2 janvier 2006 l'agence de presse Pana avait rapporté la mort de cinq jeunes filles à Ouenzé, en ces termes : « Fatiguées par plusieurs heures de travail en raison des fêtes de fin d'année, les cinq employées du salon de coiffure avaient jugé bon d'y passer la nuit de samedi à dimanche. Surprises par une coupure d'électricité en pleine nuit, elles allumèrent le petit groupe électrogène de 1 KVA de fabrication chinoise avant de se coucher, mais, souligne la radio, elles avaient commis l'erreur fatale de fermer toutes les ouvertures du petit salon. C'est le matin qu'elles ont été retrouvées toutes mortes allongées sur le lit ».
Par Langangui
Démission d'un incompétent (?)
L’entraineur des Diables Rouges a été viré ou « démissionné ». Manque de résultats, incompétence !
Le Congo de Sassou Nguesso, à quelques mois d’une élection capitale, négocie-t-il un tournant pour le bien de sa population meurtrie ? Les corrompus, les incompétents, qui pullulent autour du maître, de plus en plus contesté, vont-ils subir la même règle, la même sanction ? Vingt années de retard, dixit Mathias Dzon, pourront-elles se rattraper en quelques mois ?
« MwindaPress » est heureux d’informer ses frères et sœurs, demeurés au Congo, de la démission du sieur Itoua. Nos très chers parents sont privés depuis une décennie du droit essentiel, au 21ème siècle, d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans un pays, dit-on, béni des dieux qui regorge d’eau et d’énergies de toutes sortes ! Un des responsables, parmi d'autres : Bruno toua ! Ex-DG de la SNPC, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, grand économiste méconnu, il vient de nous éclairer d’ailleurs, pas par l’électricité qu’il aurait dû nous fournir, mais par ses brillantes idées en matière de finance internationale et surtout par ses révélations sur des colossaux excédents budgétaires dont on ignore totalement la destination (Lire dans " Le Figaro ").
S’il vous plait ! Pour les très rares parmi vous qui auraient les moyens de déboucher une bouteille de champagne ou payer une tournée à la Mandarine, ou les plus nombreux qui pourraient se siffler une Ngok ou deux, pour les malheureux qui vont laisser couler quelques larmes de joie à l’idée que leur congélateur pourrait de nouveau fonctionner et que de l’eau pourrait jaillir de leurs robinets, nous vous demandons d’abord de lire la suite…
M. Bruno Itoua n’a pas attendu le limogeage ou la démission de l’entraineur des Diables Rouges pour décider de mettre un terme à ses fonctions à la tête de ses entreprises familiales. Etre ministre au Congo, direz-vous, c’est faire partie de l’entreprise familiale ? Soit ! Mais, hélas, trois fois hélas, la fonction à laquelle Itoua Bruno a décidé de mettre un terme est, seulement, celle de Gérant des sociétés BETHEL FINANCING et PENIEL et de cesser leur activité au 16/01/08.
Nous saisissons cette occasion pour révéler à nos lecteurs que dans les Statuts de PENIEL, le Gérant, M. Bruno Itoua déclare demeurer « Ravin de la Mission Brazzaville Congo » et que dans le document de création, daté du 25 octobre 2004, de la Sarl YESS, dont le Gérant est Bruno Itoua, ce dernier déclare habiter (voir page 13 du document YESS) en région parisienne et « n’exercer aucune autre fonction ». A cette époque, sauf erreur, il était encore DG de la SNPC. Chers lecteurs vous avez le droit d’éclater de rire ! Ou de hurler à la déclaration mensongère !
Il nous faut féliciter Mme Christine Lagarde, ministre des Finances de la République Française d’avoir, au titre de l’I.R. (Impôt sur le Revenu) et de l’I.S.F. (Impôt Sur la Fortune) un contribuable étranger résidant en France aussi fortuné ! Quand on pense que des français fortunés fuient la France pour ne pas payer d’impôts, on ne peut que louer la francophilie et le désintéressement du sieur Itoua.
Nous devons, tout de même, saluer la lucidité de M. Bruno Itoua qui a pris cette décision sage de mettre la clef sous la porte et de fermer deux ou trois boîtes qu’il avait créées. La raison a été, peut-être, l’incapacité ou la difficulté de produire des bénéfices et de faire des affaires à titre privé dans un pays de la libre entreprise comme la France. Il y est autrement plus difficile d’y réussir par son intelligence personnelle et ses capacités réelles que de jouer les « Rois du Monde » lorsque l’on est Directeur d’une entreprise publique et que l’on jongle avec les milliards CFA ou de dollars !
Tant pis si la (mauvaise ?) gestion de son ministère empêche la population d’accéder au minimum de confort auquel il a droit ! Tant pis si ces privations engendrent un manque d’hygiène absolument scandaleux et que des jeunes et des vieux en meurent chaque jour (voir un récent article du quotidien " Le Monde ") ! M. Bruno Itoua veut bien faire preuve d’une saine logique lorsqu’il s’agit de ses affaires et de ses biens personnels, mais s’agissant des affaires publiques : pas question ! Il ne donnera pas sa démission ! Les Congolais peuvent, de soif, tirer la langue tant qu’ils le voudront, s’éclairer à la bougie jusqu’à la fin des temps ! Fort de sa relation avec le président honni, fort de la médiocrité généralisée, fort de la soumission de la population congolaise : il ne bougera pas de son siège !
Que dit-on ? De son piédestal ! De son trône !
Pardon de vous avoir donné cette fausse joie, mais nous y voyons tout de même une lueur d’espoir. Nos dirigeants sont irresponsables, certes, mais pas tout à fait inconscients. Il suffirait que les congolais donnent un tout petit peu de la voix, pas seulement dans une urne à double fond, pour que les vrais rats nous lâchent le fromage dans notre épicerie familiale !
Langangui
Ndlr - Il convient de préciser, à toutes fins utiles, à nos lecteurs que l'article " Démission d'un incompétent (1)" a été écrit courant octobre et que sa publication avait été retardée du fait de la disparition de Mgr Kombo.
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